Malaso ! Ames sensibles s’abstenir #Madagascar

Par défaut

Antso m’envoie un poème qu’elle a composé à la suite de ce qui se serait passé dans le sud de Madagascar. Ni une ni deux, je vais sur le Net pour en savoir plus et  et j’ai trouvé cette vidéo publiée en septembre dernier et en premier commentaire, je lis ce qui suit :

Terribles images de la réalité en 2012 dans le sud de Mada , on approche de celles du Rwanda,

encore plus dur de voir les enfants regarder cela tranquillement …

âmes sensibles s’abstenir fortement ..!

Vous voilà donc prévenus. Par la même occasion, je publie d’autres articles et le poème de Antso (que vous pouvez retrouver sur sa page dédiée)  ci-dessous…Mon coeur saigne…

Madagascar:letourisme menacé par l’insécurité
Le 18 septembre 2012
L’insécurité occupe toujours le terrain dans le Sud de Madagascar. Les professionnels du tourisme craignent que cet excès de violence menace leur activité, alors que le Sud est très fréquenté par les touristes.
Vols de zébus, attaques meurtrières, agression, il ne se passe pas une semaine sans qu’un fait de violence ne soit relaté dans la presse malgache. Le Sud de la Grande île est particulièrement touché par cette montée de l’insécurité. Et les professionnels du tourisme craignent que le secteur ne s’effondre alors que le Sud est très fréquenté par les touristes. Pas plus tard que cette semaine, un chauffeur de taxi a été tué et plusieurs cas de banditisme ont été recensés.
Le Sud-Est en proie à des vols de zébus
Toutefois, Eric Koller, président de l’Office national du tourisme, relativise la situation. Selon lui, les touristes ne sont pas la cible des bandits : « Jusqu’à aujourd’hui, les sites touristiques de la route du Sud, en allant jusqu’à Ifaty, Anakao, sont en sécurité. Nous n’avons pas aujourd’hui d’informations selon lesquelles des touristes auraient eu un problème dans la zone Sud », a-t-il confié à RFI.
Ces dernières semaines, les vols de zébus ayant provoqué des confrontations meurtrières, ont particulièrement mis le pays en émoi. Depuis juin dernier, les affrontements entre la population et les « Dahalos » (les voleurs de zébu), se sont multipliés dans le Sud-Est. Début septembre, au moins cent voleurs de zébus ont été tués par les villageois. Tradition villageoise, le vol de zébus, qui était un moyen pour les jeunes de prouver leur virilité, s’est transformé en un trafic qui gangrène la Grand île.
afrik.com

Madagascar: les razzias sur le bétail tournent au massacre sans précédent
September 4, 2012
Le sud de Madagascar, dans l’arrière-pays montagneux de Fort Dauphin, vit depuis longtemps au rythme des razzias de bétail mais la violence endémique suscitée par le trafic de zébus a atteint un niveau jamais vu: plus de 100 morts en quatre jours dont sept mardi.
Simple rite de passage associant le vol de boeufs à un signe de virilité, la tradition des “dahalos” (voleurs de bétail) est sortie depuis les années 1970 de son cadre originel, sous l’effet de l’appauvrissement d’une partie de la population.
Mais depuis le mois de juin, date d’une embuscade mortelle contre des gendarmes, il s’est mué en un cycle de combats livrés parfois à la Kalashnikov.
Durant le week-end, les éleveurs de quatre villages (Fenoaevo, Enaniliha, Roangafeno, Eniniriny) ont tendu une embuscade et massacré 67 voleurs, selon la gendarmerie.
Le même scénario se serait répété à Emanombo, où 23 dahalos ont été tués, à coup de pierres, sagaies et fusils de chasse.
Les bilans sont impossibles à vérifier, les informations difficiles à recouper dans cette zone d’accès malaisé.
Les forces de l’ordre ont de leur côté perdu trois hommes ailleurs dans le sud dimanche, et trois mardi dans l’ouest, tandis que respectivement six et quatre dahalos étaient abattus.
Les observateurs sont unanimes pour qualifier la situation de “sans précédent” et constatent que si elle est liée au fléau de la pauvreté, elle témoigne aussi d’un vide politique.
“Après avoir pris connaissance dès mardi dernier de l’imminence de l’attaque des dahalos, les villageois auraient dû faire appel à la protection des forces de l’ordre au lieu d’établir un embuscade pour les tuer”, a jugé l’ancien président du Sénat malgache Honoré Rakotomanana.
Ces actes relèvent du “meurtre avec préméditation”, selon cet expert en droit pénal, même “s’il y a lieu de savoir si les fokolona (terme malgache désignant les villageois, ndlr) étaient en légitime défense ou non”.
Même condamnation de la part du juge Arnaud Marius Auguste, président des syndicats de magistrats, qui a parlé d’”exécutions sommaires”.
“Des enquêtes devraient être menées pour établir la véracité des faits”, a-t-il souligné.
Trois méthodes pour vendre les zébus volés
Un ancien ministre de l’Intérieur originaire de cette partie de l’île, Masimana Manantsoa, était lui aussi pessimiste: “Aujourd’hui, par un sentiment d’inexistence d’une autorité légitime, cause de la crise, certains éleveurs se croient au-dessus de la loi et pratiquent sans gêne le malaso” ou banditisme.
“Il y avait des vols tout le temps mais de cette envergure, ça date du début de l’année”, affirme aussi Guillaume Venance, chef de la région Anosy (sud-ouest), qui ne se souvient pas avoir vu les voleurs s’abattre “par centaines” sur les villages.
Il y a dix ans pourtant, presque jour pour jour, l’ancien président déchu Marc Ravalomanana lançait une opération coup de poing contre les dahalos, promettant d’en finir avec ces razzias au cours desquelles, déjà à l’époque, des centaines de têtes de bétail étaient volées.
Las. “Les dahalos utilisent trois méthodes pour vendre les zébus volés”, explique le colonel Mmeloson Mbina Nonos, commandant de gendarmerie pour la région Anosy. Les boeufs peuvent être regroupés dans un lieu hors de portée des forces de l’ordre, puis des faux papiers élaborés.
Les dahalos peuvent aussi se partager les boeufs, ou les mêler à d’autres zébus dans le parc d’un grand éleveur qui n’est pas un dahalo.
Dans tous les cas, l’art de vendre un zébu volé réside dans la falsification de ses papiers et les nécessaires complicités pour ce faire, dans un pays miné par la corruption.
“Malgré la suspension de l’exportation des zébus malgaches, le phénomène de vol de boeufs continue de s’aggraver”, constate la ministre de l’Elevage, Mme Ihanta Andriamandranto, qui affirme que cela “n’alimente en grande partie que le marché intérieur”.
Le trafic est juteux. Le kilo de viande de zébu ne cesse d’augmenter et atteint l’équivalent de 3 euros à Antananarivo, pour un salaire de base mensuel d’environ 30 euros.
Par: Tsiresena MANJAKAHERY
AFP

Attaques de malaso sur des villages de l’Horombe (Madagascar) ?
Lundi 2 avril 2012
Les attaques de villages, accompagnées de meurtres et de sévices, par des malaso sont monnaie courante dans la région d’Ihosy. Sur l’Horombe, la population bara doit vivre avec l’insécurité. Certains hameaux sont parfois abandonnés pour des secteurs sécurisés. Les images satellitales ci-dessous, prises en 2009, en sont-elles la preuve ? On y voit des maisons détruites et le passage récent de feux destructeurs. Aucune certitude cependant qu’il s’agisse du résultat d’attaques : des feux de brousse mal maîtrisés peuvent toucher un lieu habité. Juste une hypothèse à vérifier.

Publiée le 12 sept. 2012 par 

Malaso !

Antso
17-11-2012

Ontsa ny fo, mila tsy hino
‘reo zava-doza mitranga any Atsimo
Zatovo lazaina fa mpangalatr’omby…
«Tonga dia vono no paika mahomby» ??

Malaso mpandroba no toa hoe enjehina
Tanàna milamina anefa no potehina
Tsisy fitsarana, tsy misy famotorana
Fa tonga dia ireo trano tsotra no dorana

Aoka re marina, tena mahasavolaina
Omby ve no enti-manala ny aina ?
Zatovo iray rà amintsika rehetra
Dia hoe «tratrako ialahy ka aina no fetra» ?

Misy ireo te hanaporofo ny marina
Any Tsiafahy no tonga dia mivarina
‘Reo andramena, vatosoa sarobidy
Azy avokoa, izy mantsy olom-boavidy !

Malaso ! Malaso ! Izay no mba re
Malasom-panjakana tokoa ary ve?
Iza, aiza no tena Remenabila ?
Sao diso fitandroka ianao «Ramiara-mila» ?

Mifona, mivalo, ho firy taona sisa
Isika rehetra no handry toa adrisa ?
Tsy rariny intsony, isika anie vonoiny
Ny harenany nefa ampiroboroboany !

Les commentaires sont fermés.