Lundi magique de réflexion: «Pour faire passer un mensonge, faites-le avaler par la presse» #Argo #HigherGround

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«Pour faire passer un mensonge, faites-le avaler par la presse»

Voilà ce que j’entends dans le film Argo  que je suis allée voir récemment. Ce film a été inspiré d’une histoire vraie qui s’est passée en Iran dans les années 80 : «La crise iranienne des otages».

Mon propre résumé du film

Un agent de la CIA (joué par Ben Affleck qui a également réalisé le film) est amené à «exfiltrer» 6 diplomates américains qui se sont enfuis de leur ambassade assiégée par des manifestants iraniens pour aller se réfugier au sein de l’ambassade du Canada à Téhéran. Il a donc imaginé, avec l’aide d’acteurs de Hollywood (joués par John Goodman et Alan Arkin), de faire croire qu’il faisait partie d’une équipe qui projette de monter un film à Téhéran, intitulé «Argo», un film de science-fiction qu’ils ont déterré des tiroirs d’Hollywood. Ils réunissent donc la presse pour la lecture du scénario du film. La presse s’empresse bien évidemment de diffuser l’information. Je n’en dis pas plus, allez voir le film, il en vaut la chandelle :-)

Pour en savoir plus sur cette crise iranienne, je suis bien évidemment allée sur Wikipedia  et en voici des extraits. J’avais souvenance de l’exil du Shah d’Iran aux Etats Unis, de la prise du pouvoir en Iran par Khomeiny sans en connaître les tenants et les aboutissants.

Après avoir vu le film et lu ce qu’il en est sur Wikipedia, je sais maintenant que «Pour faire passer un mensonge, faites-le avaler par la presse». J’dis ça j’dis rien, Monsieur le Ministre du Redressement productif (re Florange ). Je précise que ce je dis là n’a rien à voir avec le film, ni avec l’Islam, ceci a à voir avec le mensonge que l’on fait passer par voie de presse…

Pour en revenir à l’Islam, lisez aussi le très intéressant article publié sur Service de Presse Common Ground, des articles constructifs qui favorisent le dialogue : L’islam perçu au travers du regard des enfants par Hena Khan
30 novembre 2012
Rockville, Maryland – Alors que récemment je visionnais le film Argo, je me suis retrouvée transportée dans le passé, à l’école, lorsque j’avais environ 7-8 ans. C’était en 1979, durant la crise des otages en Iran, que j’ai pris profondément conscience d’être la seule musulmane dans mon école. Même à ce jeune âge je réalisais que mes camarades de classe et les enseignants ne comprenaient pas qui étaient les musulmans et ce en quoi ils croyaient. Incapable d’expliquer ma foi et ma culture, je suis restée silencieuse, anxieuse et confuse.

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A propos de ce blog 

La Révolution iranienne – Extraits

La Révolution iranienne  est la révolution de 1979 qui a transformé l’Iran en république islamique, renversant l’État impérial d’Iran de la dynastie Pahlavi.
Eléments précurseurs de la révolution iranienne
En 1953, Mohammad Reza Pahlavi reprend le pouvoir en Iran, douze ans après le départ de son père Reza Chah Pahlavi, forcé à abdiquer en 1941 par l’invasion des Britanniques et des Soviétiques. Après une période d’interrègne civil, un coup d’État, appuyé par une OP clandestine de la CIA et le MI6, l’Opération Ajax renverse le gouvernement de Mohammad Mossadegh
(on en parle en voix off au début du film). Pahlavi maintient de bonnes relations avec les États-Unis, mais son gouvernement est critiqué pour sa corruption et les pratiques violentes de la SAVAK, ce qui provoque des protestations en Iran et suscite la condamnation de nombreux membres de la communauté internationale.
Une forte opposition politique se forme dans de nombreuses franges de la société pendant le règne du shah. À cet égard, les figures religieuses ont une importance particulière au sein de l’opposition en Iran. Depuis la révolte des Tabacs en 1891, le clergé acquiert progressivement une influence politique autant que religieuse. Alors que cette opposition augmente, le shah réprime fortement les dissidents.
L’Ayatollah Khomeiny est un des leaders de l’opposition religieuse, qui proclame que le règne du shah est une tyrannie. Après l’arrestation de Khomeiny, puis son exil d’Iran en 1964, les émeutes menées par les partisans du clergé augmentent. Le shah choisit fréquemment de répondre à ces émeutes par la violence, arrêtant et tuant les manifestants. On ne sait pas aujourd’hui combien cette campagne de répression a causé de victimes. Le gouvernement Pahlavi donne le chiffre de 86, alors que les exilés iraniens l’estiment en milliers.
En 1963 et 1967, l’économie de l’Iran croît considérablement, grâce à une augmentation des prix du pétrole ainsi qu’aux exportations d’acier. Mais l’inflation augmente au même rythme.
Faisant face à une opposition grandissante des leaders religieux, rejoints par les propriétaires de petites entreprises en 1975, le shah tente un nouvel effort pour reprendre le contrôle de la société iranienne. Cet effort consiste à essayer de minimiser le rôle de l’Islam dans la vie de l’empire, en louant à la place les réalisations de la civilisation Perse pré-Islamique. En 1976, le début du calendrier solaire iranien est donc déplacé depuis l’Hégire à l’ascension au trône de Cyrus le Grand. Dans le même temps, les publications marxistes et musulmanes sont fortement censurées.
Le programme de réformes du shah est connu sous le nom de Révolution blanche. Ce programme abolit aussi le système agraire inégalitaire existant jusque là (ayant par exemple pour conséquences de diminuer la taille des propriétés du clergé, diminuant par là leurs revenus), et accorde le droit de vote aux femmes, auquel le clergé s’oppose parce qu’il y voit une conspiration pour faire éclater la famille.
La crise iranienne des otages
On désigne sous le nom de
crise iranienne des otages  un épisode de 444 jours ayant marqué les débuts de la République islamique d’Iran et ses relations conflictuelles avec les États-Unis.
L’élément déclencheur de cette crise est l’hospitalisation le 22 octobre 1979 à New York de l’ancien dirigeant iranien réfugié au Mexique, le chah Mohammad Reza Pahlavi.
Le 4 novembre 1979 en fin de matinée, quelque 400 «étudiants islamiques» prennent d’assaut l’ambassade des États-Unis à Téhéran. La garde des marines présente sur place les retient pendant à peu près deux heures, pendant que le personnel détruit les documents sensibles. Lorsque les «étudiants» voient de la fumée s’échapper des bâtiments, ils forcent le passage et prennent 53 personnes en otages, auxquelles s’ajouteront trois autres, capturées au ministère des Affaires étrangères. Ils réussissent néanmoins à saisir des documents classifiés des services de renseignement américains, qui ont été publiés par la suite en Iran, en persan et, dans une moindre mesure, en anglais. Ces documents sont disponibles en 2008 sous forme de CD en Iran et dans Internet sur Memory Hole et en partie sur le site de l’ONG National Security Archive de l’Université George Washington
En échange de la libération d’otages, les autorités iraniennes réclament que les États-Unis leur livrent le shah qui y séjourne pour raison de santé, afin que celui-ci soit jugé. Ce dernier meurt en Égypte le 27 juillet 1980 après une agonie de plusieurs mois.
Treize des 56 otages sont libérés dans les deux semaines suivantes, ainsi qu’un quatorzième en juillet 1980. Les autres otages restent 444 jours en détention, durant lesquels certains tentent de s’échapper, mais en vain.

Intégralité de l’article sur Wikipedia

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