« Madagascar, silence on coule… » – A qui profite le crime – Madagascar no longer an evolutionary hotspot

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Trois articles en 1 ! Merci aux contributions de tous sur #Madagascar, le journal de PZ (PZ c’est moi lol)

Madagascar, silence on coule…

C’est le titre de l’article publié sur jeuneafrique.com et je n’ai pas pu m’empêcher de sortir de ma tanière afin de le porter à votre connaissance chers lecteurs (oui je sais il n’y en a plus beaucoup). Et maintenant on va où ?

Extrait

Désastre politique et diplomatique

Désastre politique : alors que la transition ne devait pas durer plus de quelques mois (promesse de Rajoelina), elle a entamé, le 17 mars, sa cinquième année, et semble ne jamais devoir en finir, à cause d’une classe politique plus divisée que jamais, comme en témoigne le nombre de candidatures à la présidentielle (41) et l’incapacité de ses deux figures principales, Rajoelina et Ravalomanana, à dépasser leur haine réciproque. Ainsi la date de l’élection, le 8 mai, repoussée au 24 juillet, a-t-elle encore été reculée, en raison du blocage consécutif aux candidatures controversées de Rajoelina, de Lalao Ravalomanana, l’épouse du chef de l’État déchu, et de l’ancien président Didier Ratsiraka.

Désastre diplomatique aussi : boudé par les bailleurs de fonds et exclu des principales organisations internationales, le régime de transition n’a jamais réussi à briser son isolement. Désastre économique et social, enfin. Les données fournies par la Banque mondiale font froid dans le dos. Plus de 92 % de la population (estimée à 21 millions d’habitants) vit avec moins de 2 dollars par jour, soit 10 points de plus qu’en 2008. La crise a entraîné la perte de 6,3 milliards de dollars (4,8 milliards d’euros) et de dizaines de milliers d’emplois, si bien qu’en 2013, le revenu par habitant est retombé au niveau de celui de 2001…

Voteront, voteront pas ?

En avril, tout semblait aller comme sur des roulettes. Après plus de trois ans de négociations laborieuses, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, en exil en Afrique du Sud, s’étaient engagés à ne pas participer à l’élection présidentielle censée mettre fin à la transition. Et puis, patatras ! Ravalomanana a fait de son épouse, Lalao, sa candidate. Didier Ratsiraka, l’ancien chef de l’État tout juste rentré d’exil, et que l’on croyait rangé des affaires, s’est lui aussi porté candidat. Andry Rajoelina, enfin, a décidé à son tour de se soumettre au suffrage des Malgaches, alors qu’il leur avait solennellement affirmé en janvier qu’il ne le ferait pas. Depuis, c’est l’impasse. La plupart des autres concurrents (41 en tout) s’opposent à ces trois candidatures – certains en appellent à l’armée -, tout comme la communauté internationale, qui menace les protagonistes de sanctions et a d’ores et déjà prévenu qu’une élection avec ces personnalités ne serait pas reconnue. L’équation semble insoluble. Soit les Malgaches organisent la présidentielle sans le soutien financier et technique de la communauté internationale, au risque de voir les résultats non reconnus et contestés. Soit ils se plient aux injonctions de l’étranger. Mais aucun des trois candidats ne semble prêt à faire ce sacrifice. En attendant, l’élection, déjà repoussée une première fois (du 8 mai au 24 juillet), a été une nouvelle fois décalée.

Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Madagascar : silence, on coule… | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique 

A qui profite le crime

Extrait de l’article publié sur Global Voices en anglais, français et en malgache

Comme déjà dit, de nombreux observateurs se demandent combien de temps durera le gouvernement de transition et comment le pays peut mettre fin à la crise. Le problème sous-jacent est que l’administration actuelle n’est pas disposée à se dépouiller de son pouvoir, comme l’illustre le départ en campagne de Rajoelina. Plus le statu quo dure, plus longtemps ils peuvent se maintenir en place.

Zafy Albert, un ex-président, a affirmé que lun des principaux obstacles est l’armée, l’institution qui a elle-même mis en place le pouvoir actuel :

Zafy confirme que le blocage c’est l’Armée mais que des négociations sont en cours

Les raisons de continuer à s’accrocher encore un temps apparaissent clairement sur une récente infographie publiée par l’agence publique OMNIS, à qui a été confiée la mission gérer, développer et promouvoir les ressources pétrolières et minières à Madagascar : lire la suite ici

Pour couronner le tout, voici un article trouvé sur le site d’University of Rochester qui en dit long sur la descente aux enfers de Madagascar, j’dis ça j’dis rien…

Madagascar no longer an evolutionary hotspot

Madagascar has long been known as a hotspot of biodiversity. Although it represents only one percent of the earth’s area, it is home to about three percent of all animal and plant species on the planet. But research suggests the island’s heyday of species development may be all but over.

« A staggering number of species are found only on Madagascar, » said Daniel Scantlebury, a Ph.D. student in biology, « but this research shows there are limits to the number of species the island can sustain, and Madagascar may currently be at those limits. »

  1. Bonsoir Annette !

    Hélas oui en attendant le peuple se meurt doucement…dans tous les sens du terme….

    Bises à toi ma grande amie
    PZ

  2. Helloooooooo ma citoyenne préférée !!!

    merci de continuer à me lire mais c’est vrai que je ne publie plus de billets politiques ni sur Madagascar ni sur la France car je suis trop dégoûtée…
    le 26 juin dernier j’ai été à la conférence de presse de la candidate du Parti vert Saraha Georget par qui j’apprends que la date des élections n’est toujours pas fixée après le report du 24 juillet prochain. En France ce n’est pas mieux, on est dirigés par un bienheureux…pour lui-même…

    je suis de tout coeur avec toi pour ce que tu fais pour essayer de sauver encore ce qui peut être sauvé dans ce pays.

    bises ma citoyenne préférée
    PZ

  3. Si si, je continue à te lire PZ mais tu ne publies plus trop de billets politiques sur Madagascar.

    Et puis je participe de moins en moins dans les forum pour pouvoir concentrer mon énergie dans ce qu’on peut encore faire pour sauver ce pays.

    Bisous à toi ma PZ.

  4. Et pendant ce temps, j’imagine que le peuple malgache est dans la souffrance…