Archives de Tag: L’Afrique du 21ème siècle

« L’Afrique va bien, et elle ira de mieux en mieux ». L’Afrique du 21ème siècle

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Dans la continuité de ce que j’ai posté précédemment à propos de l’Afrique et qui salue bien Emmanuel Macron à travers les articles ci-dessous, publiés par Le Monde Afrique .

J’ai utilisé le titre de la vidéo publiée par l’Institut Montaigne pour terminer ce post. Par ailleurs, retrouvez ici les propositions de l’Institut Montaigne pour réinventer le co-développement entre l’Afrique et la France.

«L’Afrique est bien placée pour apporter des réponses à un Occident en constante inquiétude»

Pour la journaliste Marie Lora-Mungai, la résilience est l’une des grandes forces du continent et un atout qu’elle pourrait transmettre au monde.

Les dix penseurs africains qui veulent achever l’émancipation du continent

Portraits des intellectuels les plus féconds dans le renouveau d’une pensée africaine «décolonisée».

«L’Afrique doit se regarder et regarder le monde avec ses propres lunettes»

Le Codesria est un réseau qui rassemble des milliers de chercheurs africains en sciences sociales. Entretien avec Ebrima Sall, son secrétaire exécutif.

« L’Afrique vous salue bien »

Le continent noir connaît une croissance de 6 % par an et devient un acteur majeur de la mondialisation, explique Lionel Zinsou, associé-gérant à la banque Rothschild et conseiller du président du Bénin.

Institut Montaigne

Croissance, démocratie, démographie, télécoms, mobile paiement… Le continent africain a vécu de profondes mutations ces 10 dernières années, comme l’explique ici Matthias Leridon, président de Tilder et auteur de « L’Afrique va bien » (2010). 

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«La colère est nécessaire mais elle doit déboucher sur un projet… L’Afrique a des idées».

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J’ai été parmi ceux qui ont réagi violemment (moi en tout cas) sur Twitter aux propos de Macron sur le problème «civilisationnel» de l’Afrique. Et sur ses précédents «délires». Je ne mets pas de liens, ça n’en vaut pas la peine.

Ma colère passée, j’ai commencé à chercher qu’est-ce que je pourrais bien trouver de positif. Et je tombe cette nuit sur cet article publié par Le Monde «Frères Africains, répondons par le mépris aux élucubrations d’Emmanuel Macron !»  en lien dans cet autre article Après les déclarations de Macron sur la natalité en Afrique, la vérité des chiffres .

Je vous laisse lire l’état des lieux en chiffres de la natalité en Afrique, je me concentrerai sur la réponse par le mépris de Hamadou Anne, chroniqueur Le Monde Afrique, aux élucubrations d’Emmanuel Macron. J’espère que Le Monde ne m’en voudra pas de publier une grande partie de l’article. J’en ai besoin pour mon mea culpa d’avoir été violente dans ma réaction mais aussi pour parler de la suite.

Je note avec beaucoup de circonspection le bruit, souvent excessif, provoqué par les propos d’Emmanuel Macron au G20 à Hambourg sur le «défi civilisationnel» de l’Afrique, que le président français précise ainsi : «Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien». Certains ont vite établi un parallèle avec le discours de Dakar de Nicolas Sarkozy, dans lequel l’ex-président français regrettait que «l’homme africain» ne soit pas «assez entré dans l’Histoire».

Replaçons le contexte. Emmanuel Macron répondait à une question exaspérante de Philippe Kouhon sur comment l’Occident peut «sauver» l’Afrique. Le journaliste ivoirien représente, certainement de façon involontaire, cette «conscience de la défaite» qui nous étreint depuis si longtemps, celle qui place une large frange d’entre nous, Africains, dans la posture du mendiant réclamant une pitance au généreux «chef blanc».
Pour en revenir à la polémique, je suis convaincu d’emblée qu’Emmanuel Macron n’est pas raciste. C’est exagéré, voire malhonnête, de soutenir le contraire. Mais il porte en lui toute la condescendance de la classe sociale des privilégiés qu’il représente : mâle, blanc, riche, membre de l’élite issue des grandes écoles, etc.
Frères Africains, consacrons notre énergie à ce qui en vaut la peine ! Si les élucubrations d’un enfant gâté de la République nous font autant sortir de nos gonds, c’est nous qui avons un problème profond avec nous-mêmes. Je ne fustige pas la colère, elle est nécessaire. Il nous faut évidemment savoir nous indigner face aux malheurs et aux injustices du monde. Mais utiliser notre énergie pour réagir aux propos d’un président français pendant que les Burundais, les Congolais, les Sud-Soudanais meurent à cause de l’inaction coupable, voire complice, de nos dirigeants africains est une perte de temps.
Lire aussi :  «L’Afrique doit se regarder et regarder le monde avec ses propres lunettes»
Lors de la première édition des Ateliers de la pensée à Dakar, l’historien sénégalais Mamadou Diouf rappelait son embarras que des intellectuels aient mobilisé leur énergie et leur temps pour répondre aux déclarations de Sarkozy sur l’Afrique. Il a raison. Le mépris reste parfois la meilleure réponse face à la bêtise humaine et à l’ignorance.
S’indigner ne signifie pas se couvrir de ridicule à coups de tweets ou de posts Facebook exagérés. Les bouffons racistes, parmi nous, qui parlent en notre nom, ne nous rendent pas service et ne servent pas la cause de la transformation sociale et du progrès dans nos pays. La colère doit déboucher sur un véritable projet, lequel est d’ores et déjà voué à l’échec s’il n’est que réaction aux propos de tel ou tel. Fût-il un président français.

Il est signalé en bas de l’article qu’Hamidou Anne est membre du cercle de réflexion L’Afrique des idées.

Voici donc quelques articles relevés sur ce think tank indépendant fondé sur l’afro-responsabilité

Quels sont les risques et les enjeux de l’intégration financière en Afrique francophone ?

Quelles perspectives de croissance pour l’Afrique en 2017 ?

Comment les TIC peuvent-elles permettre à l’Afrique d’atteindre ses objectifs de développement ?

Le numérique au secours de la santé en Afrique

FinTechs in Africa: Multifaceted Tools to Promote Financial Inclusion

The Iroko project: The Crowd lending Pioneer in West Africa

Entretien avec Bénédicte Kudiman, fondatrice de Beto academy

Reflections: From the Misery of Lucid people in a Simple World

Les nouveaux agriculteurs : Anturia Mihidjai, la femme qui change la vision de l’agriculture aux Comores

Mon but n’est pas de reporter ici tous ces articles, c’est pour dire que les projets foisonnent en Afrique! 

Pour terminer, vous trouverez sur ma page «Défis Afrique»  ce qu’est l’Autre Afrique, celle d’aujourd’hui, celle du 21ème siècle. Il était temps d’alimenter à nouveau cette page!

Bon 14 juillet à tous

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Photo crédit : prettyzoely