Archives de Tag: L’aide au développement ?

“So You Want To Be An Aid Worker? Pensez-vous avoir ce qu’il faut pour cela ?“

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Je m’essaie à l’humour pas méchant mais perplexe…

Tout est parti de ce RT via @wanjirukr : Three cups of sincerity http://t.co/RBjm8Ex via @etribune rethinking#humanitarianism

Je suis donc allée lire l’article comme à mon habitude et c’est dans les commentaires que j’ai découvert ce «regard satirique» Slacktivism in Africa  (en anglais) et de fil en aiguille, les vidéos ci-dessous dont je me suis inspirée pour le titre de mon billet.

L’article Three cups of sincerity «parle» des critiques du livre Three cups of tea de Greg Mortenson  relatant ce qu’il fait en Afghanistan (en anglais) et «défendu» par l’auteur.

Pour info, voici la présentation du livre en français TROIS TASSES DE THÉ  La mission de paix d’un Américain au Pakistan et en Afghanistan - Greg Mortenson David Oliver Relin

Slacktivism in Africa
Posted: January 19, 2011 by Independent Global Citizen in Aid & Development, Charity

Ci-dessous la traduction Google
Il ya beaucoup de débat et de discussion dans la communauté universitaire et l’industrie de l’aide professionnelle sur l’efficacité des programmes et des politiques dans le développement des régions du monde. Il ya des diplômes universitaires offerts dans le sujet. Il existe de nombreux emplois liés à la prestation de services et la mise en œuvre des projets visant à réduire la pauvreté. Il ya des livres publiés chaque année que le danger le détail, la mort, la destruction et la maladie en Afrique.
J’ai été encouragé par de nombreuses personnes à commencer ma propre œuvre de bienfaisance en raison de mes expériences et des intérêts en Afrique. Cela ne semblait être la bonne chose à faire dans ma situation particulière. Je n’ai même pas eu la réponse émotionnelle à devenir un activiste luttant pour les droits de ceux qui semblent être moins heureux que moi.
Il ya eu une explosion des organismes sans but lucratif et des organismes de bienfaisance qui sont actifs en Afrique.J’ai fait des recherches et essayé d’apprendre autant que possible sur ce que beaucoup de ces organisations font en Afrique. Ils ont tous quelque chose en commun. Ils ont de bonnes intentions. Ils veulent atténuer les souffrances. Ils doivent mendier de l’argent des donateurs.
J’ai rencontré de nombreux étudiants idéalistes et les jeunes adultes qui veulent s’impliquer. La plupart d’entre eux peut-être jamais l’occasion de Voyage à l’Afrique. La majorité d’entre eux placent leur confiance en des personnes qui semblent être plus informés sur la multitude de questions en Afrique. Ils veulent faire quelque chose qui fait la différence. Ils veulent faire quelque chose qui a un impact.
J’ai trouvé qu’il ya un éventail de réponses aux défis en Afrique. Elles vont de l’intellectuel à l’émotionnel. Les défis ne peuvent être surmontées par l’intelligence pure et ils ne peuvent pas être résolus par l’émotion pure. Il ya un équilibre délicat entre la tête et le cœur lorsqu’on aborde ces questions graves. Mes expériences ont révélé un moyen efficace d’avoir un impact. Établir des relations sincères avec les Africains. C’est tout.

Il s’agit d’un regard satirique sur les défis de l’industrie de l’aide professionnelle avec des militants idéalistes de bonnes intentions.

Vidéos sur Youtube

I want to be an aid worker

De : gpppresenter | Créé le : 17 janv. 2011
http://www.globalpovertyproject.com to learn more about how you can really make a difference to fighting poverty

So You Want To Be An Aid Worker?



De : WORLDFOODPROGRAM | Créé le : 5 juin 2008
Do you think you have what it takes?

Ci-dessous d’autres billets worth reading mais en même temps, je me demande quand même si c’est du lard ou du cochon…Soyez indulgents, il y a des subtilités en anglais que je ne saisis pas toujours…

Collecting 3 Cups of Tea posts
Aid work: No three cups of tea
Cutting Costs, Boosting Quality and Collecting Data Real-Time: Lessons from…
Bill Gates: Collecting the next round of wacky ideas
Which of our Blog Posts and Videos Do YOU View? Looking Back at 2010
Interesting articles and posts – February 2011

"1000 good intentions" mais cela ne suffit pas…Ma Journée Mondiale de Ma Liberté d’Expression

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En cette journée mondiale de la liberté de presse d’expression, je me suis inspirée du titre de l’une des chansons de Rise against pour la commémorer à ma façon…

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), qui coordonne chaque année les activités qui soulignent le 3 mai, la Journée mondiale de la liberté de presse, c’est :

  • une journée d’action, qui favorise et permet de mettre sur pied des initiatives qui visent la défense de la liberté de la presse.
  • une journée d’évaluation, afin de dresser le portrait de la liberté de la presse à travers le monde.
  • une journée de rappel, qui permet de rappeler aux États le respect des engagements qu’ils ont pris envers la liberté de la presse.
  • une journée d’alerte, pour alerter le public et accroître la sensibilisation à la cause de la liberté de la presse.
  • une journée de réflexion, pour stimuler le débat parmi les professionnels des médias sur les problèmes qui touchent la liberté de la presse et l’éthique professionnelle.
  • une journée commémorative en mémoire des journalistes qui ont perdu la vie pendant qu’ils exerçaient leur profession.
  • une journée d’appui envers les médias qui sont victimes de mesures qui entravent la liberté de la presse ou qui visent à l’abolir.

Ma seule arme : continuer à exprimer mon opinion

Wikipedia : La liberté d’opinion et d’expression que l’on peut définir comme «la possibilité d’exprimer librement ses opinions sans en être inquiété par autrui» est l’une des premières libertés politiques et plus généralement libertés fondamentales.

Elle va de pair avec la liberté d’information et plus spécifiquement la liberté de la presse, qui est la liberté pour un propriétaire de journal de dire ou de taire ce que bon lui semble dans son journal, sous réserve d’en répondre devant les tribunaux en cas de diffamation ou calomnie. La calomnie et la diffamation étant là aussi, les restrictions imposées à la notion de liberté d’expression pour toute parole publique, comme pour l’incitation à la haine et au meurtre.

Son antithèse est la censure.

L’opinion n’est ainsi pas forcément publique, elle représente avant tout un groupe de personnes une personne qui se sent concernée par un projet, une demande, un ordre, un fait quelconque et qui se fait un avis à ce sujet.

1000 Good Intentions : Lyrics



it’s all the same thing

now that it ever was
except now you’ve strayed too far
need you to stop digging your hole
and follow the path we light
don’t need an invitation to be reconciled
’cause these home fires are burning
stare into your empty eyes and wonder…
"how could something so right turn out so wrong?"
you spent your time making excuse
for the ways of life that you are choosing
how could something so right turn out so wrong?
not sure exactly where I am
the more we organize
we suck out this life that serves as the fuel behind
you wanna take the passion in my veins
and put it down in black & white
you’ve got your foot directly on the gas
I watch you burn out so fast
now I can see just what you’ve become
and how could something so right turn out so wrong?
I don’t have a backup plan
this is all that I am
and how could something so right turn out so wrong?
not sure exactly where I am
(one) one thousand (good) intentions
(lost) translation (lost) forever
(one) one thousand (good) intentions
(lost) translation (lost) forever
lost
how could something so right turn out so wrong?
I don’t have a backup plan
this is all that I am
and how could something so right turn out so wrong?
not sure exactly
where I am
where I am

Parler à ma place : Lettres ouvertes à tous ceux qui ont de bonnes intentions concernant l’aide au développement en Afrique

J’ai déjà «parlé» – dans mon billet «Les défis à relever en Afrique sont à notre portée» – de la lettre de @mjamme à Bono et Bob Geldof. Par ailleurs, l’article ci-dessous publié sur le site de U2France et dans lequel je lis "C’est simplement la pauvreté du bon sens qui nous maintient aussi bas" m’a inspirée pour partir à la recherche de ces lettres ouvertes :

Bono et ses amis ont tort pour ce qui est de l’aide au développement africain
lundi 18 juin 2007, par Corinne/Dead
Blake Lambert
TORONTO — Créditez comme apôtre de l’aide au développement Bono pour sa constance inébranlable.
A Heiligendamm, en Allemagne, au début du mois, il a accusé les pays du G8 d’obscurantisme et de comptabilité créative dans leur promesse de 60 milliards de dollars pour lutter contre la séropositivité, le sida, la malaria et la tuberculose.
Cette critique, partagée par les associations de lutte contre la séropositivité et le sida et d’autres militants du développement porte sur deux points :
 cet argent n’est pas uniquement destiné à l’Afrique
 aucun agenda n’a été mis en place.
"Nous attendions un langage chiffré et des chiffres concerts : nous ne les avons pas obtenus", de souligner Bono dans une déclaration. "Des étapes claires établies année par année c’est ce dont nous avions besoin et ce langage sibyllin n’offre aucune voie — c’est un labyrinthe destiné à égarer un mouvement toujours croissant de citoyenneté mondiale engagé."
La rupture entre les pays du G8 et de leurs actes est condamnable mais il en va de même pour l’échec du chanteur leader de U2 à exiger publiquement des comptes au nom des gouvernements de l’Afrique sub-saharienne qu’il aspire à aider.
Un trop grand nombre de ces gouvernements ne remplissent pas leurs obligations envers leurs citoyens lorsqu’il s’agit de les approvisionner en matière de services de base.
Quel bien cet argent peut-il faire s’il est destiné à des voitures ou des projets bidons, a-t-il demandé, lorsque le peuple n’a eau ni potable ni buvable ?
Pas plus que les Ghanéens ne profitent un réseau électrique fiable ; le faible niveau pluvial a conduit ce pays dépendant de l’hydroélectricité à se rationner depuis août 2006.
A Accra, la capitale, un habitant a déclaré à WPR au printemps que désormais les coupures interviennent plusieurs fois par semaine, jusqu’à un arrêt de fonctionnement tous les 5 jours.
Ces dispositions mettent à mal une économie classée second plus gros producteur de chocolat au monde et second plus gros producteur d’or d’Afrique, et portent préjudice aux petites affaires du pays.
Pourtant le Ghana est l’une des destinations principales de cette aide au développement, selon l’Organization for Economic Development and Cooperation (association pour le développement économique et la coopération) : elle a reçu près d’1.4 milliard de dollars en 2004.
Mais cette assistance, argue Nii Moi Thompson, militant et économiste ayant étudié aux Etats Unis, entame l’initiative car on s’attend à ce que les exclus remplissent les vides, ce qu’ils font rarement.
Le manque de ressources n’est pas ce qui diabolise son pays, selon Thompson.
"L’argent est bien présent", de déclarer Thompson. "C’est simplement la pauvreté du bon sens qui nous maintient aussi bas."
Il a également amassé un mépris envers les politiciens du Ghana qui, dit-il, ne peuvent penser par eux-mêmes et croient que les exclus sont nécessaires aux besoins les plus basiques, y compris la construction de toilettes publiques.
En Ouganda, le taux de pauvreté est en fait passé de 34 % en 2000 à 38 % en 2003 malgré les afflux d’aide et d’annulation de la dette qui se montaient à plus de deux milliards de dollars.
Pire, un rapport établi en 2004 par un cabinet de consultants pour la Banque mondiale souligne que la communauté des donneurs finance directement et indirectement la corruption du gouvernement, bien que non intentionnellement.
Ce rapport a précédé le pillage de dizaines de milliers de dollars du Global Fund to Fight HIV/AIDS, Tuberculosis and Malaria par divers officiels de la santé et autres bureaucrates dont l’ancien ministre de la santé.
L’Ouganda souffre également d’une crise d’énergie en raison des faibles niveaux d’eau de ses barrages hydrauliques, bien que seulement 8 % du pays ait accès à l’électricité ; les arrêts de fonctionnement dans la capitale, Kampala, font partie du quotidien depuis fin 2005.
Informé de la problématique de cette fourniture, la banque mondiale, prêteur clef, et le gouvernement ont signé en mars dernier un crédit au développement de 300 millions de dollars pour une "opération de développement du secteur de l’énergie".
Cependant, Andrew Mwenda, journaliset ougandais, récemment promu Knight Fellowship à l’université de Stanford, soutient depuis longtemps que l’"aide internationale à l’industrie" est corrompue et inefficace.
"Elle ne profite pas aux pauvres", souligne-t-il. "Elle profite aux employés de l’aide, aux bureaucrates de l’aide internationale, aux bureaucrates et politiques locaux."
Lorsqu’on lui demande ce que l’Ouest devrait faire pour aider l’Afrique, Mwenda conseille de ne pas donner d’argent.
Au lieu de l’aide à l’étranger et de l’annulation de la dette, il insiste sur le fait que l’Ouest devrait engager le continent dans un investissement mutuellement bénéfique et dans le commerce.

"The Bottom Billion", un nouvel ouvrage écrit par le Prof. Paul Collier du département Economie de l’université d’Oxford soutient la position de Mwenda, Thompson et de leur tribu idéologique.
L’ancien directeur de la Banque mondiale, vétéran des études sur la pauvreté, lance le défi à l’orthodoxie du développement moderne de faire en sorte que l’aide stimule les économies ou que le commerce à lui seul aidera les pays africains.
Collier ne réduit pas le problème fastidieux de la pauvreté mondiale à une simple persuasion au moyen de slogans vides. On ne peut pas en dire autant de l’ONG de Bono, DATA (debt, AIDS, trade, Africa).
Elle lutte pour l’aide joue un "rôle primordial" dans la lutte contre le sida et la misère, et la "combinaison du leadership africain et d’aide intelligente au développement a permis des résultats remarquables" puisque les Africains sont parvenus à combler les besoins urgent en eau, santé et enseignement (scolarité),"posant les fondations d’une future croissance".
Pourtant, Thompson s’interroge sur la capacité de croissance du Ghana, étant donné sa dépendance de l’aide et de l’attitude de ses politiques.
"Ils parlent d’attirer l’investissement étranger et pas de créer des conditions pour que ces investissement se fassent, à la fois parmi les Ghanéens et les exclus, si besoin est", poursuit-il.
Thompson argue que les chefs de son gouvernement ne sont pas les seuls à être mal orientés. Il affirme que Bono et Sir Bob Geldof, son collègue évangéliste n’en ont pas la moindre idée.
"Je les admire pour leurs bonnes intentions, ça ne fait aucun doute" ajoute-t-il avant de conclure : "Mais ces bonnes intentions sont malheureusement compromises par un certain niveau de naïveté dont ils n’ont pas conscience."

Ci-dessous donc les liens vous emmenant vers les fameuses lettres, toutes en anglais…Elles sont toutes adressées à Bono du groupe U2 mais je dirais qu’elles pourraient s’adresser à tous ceux qui ont de bonnes intentions concernant l’aide au développement en Afrique mais cela ne suffit pas…Ce n’est que mon opinion…mais pas seulement…

Letters to Rob: Letter to Bono9 Apr 2011

OPEN LETTER TO BONO: “ENTERTAINING APARTHEID ISRAEL… U 2 BONO … 7 Feb 2010

Open letter to Bono: entertaining apartheid Israel…U 2 Bono …13 Jan 2010

Letter from Bono – Eunice Kennedy Shriver August 13th 2009

Letter from IMF Managing Director Rodrigo de Rato to Bono on Liberia October 21, 2007

Open Letter to Bono, Jimmy Carter, Bill Clinton, Bill Gates, Bob … 20 sept. 2007

An Open Letter To Bono Re: Debt Relief 12 Mar 2007

Scott Micheal Perey: an OpenLetter to Bono  27 May 2006

Jack Thompson’s Open Letter To Bono News 8 Feb 2006

Billet connexe à l’aide au développement
Si l’aide au développement est critiquée depuis les années 60, alors pourquoi continue-t-on à la pratiquer ?