Archives de Tag: Nicanor Perlas : une nouvelle dynamique sociétale

Mon plan de bataille : Changer le monde pour un Développement Durable grâce à l’Humanité

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Vaste programme me diriez-vous ! Et vous avez bien raison. Seulement voilà.

Tout n’est que polémiques en cette période de campagnes électorales en France: il n’y en a pas un pour repêcher l’autre…C’est mon opinion. Je ne vois aucun programme réel, tout n’est que campagne de diabolisation de l’un contre l’autre. Alors j’ai décidé de «parler» de l’approche systémique du changement  sur le plan de l’Humanité puisque j’en fais partie :
«La notion de système apparaît ainsi sous ses deux aspects complémentaires : permettre l’organisation des connaissances et rendre l’action plus efficace» Joel de Rosnay
«Chacun de nous est l’Humanité» Nicanor Perlas
«Il devient urgent de nous métamorphoser sous peine d’imploser !!» Amin Maalouf
“L’avenir de l’humanité reste indéterminé, parce qu’il dépend d’elle.” Henri Bergson
“Et Bergson, en nous mettant, nous, humanité, en présence d’un choix, a très bien vu que le dernier mot était à la liberté.” Jules Monnerot

Moi pas bouger d’Internet pour changer le monde #Liberté

Pour les nouveaux lecteurs (merci à vous !), je remets ici quelques extraits de ma page A propos de ce blog  qui «donnent» les autres raisons pour lesquelles je ne bougerai pas d’Internet, mise à part celle de trouver un monde meilleur…
Et celui-ci existe, j’en suis sûre…et je ne suis ni aveugle ni philosophe de bistrot.
Je sais qu’à moi toute seule, je ne pourrai résoudre tous les problèmes de cette Terre, ce n’est pas mon but de toute façon. Ce n’est pas parce que je ne peux pas apporter de solutions que je vais me taire. Je voudrais juste que nous réfléchissions en l’occurrence à cette République des consciences  que prône Pierre Rabhi dans sa campagne «Tous Candidats en 2012»

J’avais reçu la belle citation ci-dessous il y a fort longtemps
Don’t walk in front of me, I may not follow
Don’t walk behind me, I may not lead
Just walk beside me and be my friend.

Et un commentateur du présent blog m’a envoyé ceci : Du danger du ”Just walk beside me” ! 
Il était une fois quatre individus qu’on appelait ”Tout le monde” – ”Quelqu’un” -”Chacun” – et ”Personne”.
Il y avait un important travail à faire. Et on a demandé à ”Tout le monde” de le faire. ”Tout le monde” était persuadé que ”Quelqu’un” le ferait. ”Chacun” pouvait l’avoir fait, mais en réalité ”Personne” ne le fit.
“Quelqu’un” se fâcha car c’était le travail de ”Tout le monde”. ”Tout le monde”pensa que ”Chacun” pouvait le faire. Et ”Personne” ne doutait que ”Quelqu’un” le ferait.
En fin de compte, ”Tout le monde” fit des reproches à ”Chacun”, parce que”Personne” n’avait fait ce que ”Quelqu’un” aurait pu faire.
MORALITÉ :
Sans vouloir le reprocher à “Tout le monde”, il serait bon que “Chacun” fasse ce qu’il doit faire sans nourrir l’espoir que “Quelqu’un” le ferait à sa place. Car l’expérience montre que là où on attend “Quelqu’un”, généralement on ne trouve “Personne” !
Transfères cette histoire à “tout le monde” afin que “chacun” puisse l’envoyer à “quelqu’un” d’autre sans oublier “personne”.

Tout ceci pourquoi ? Parce que LA POLITIQUE n’est pas un métier ni une tâche à remplir par des professionnels MAIS UN EFFORT QUOTIDIEN PAR TOUS ET POUR TOUS.
«S’opposer n’est autre que proposer. Une opposition sans proposition n’est qu’un mouvement d’humeur.» [Robert Sabatier]

Et enfin, voici un commentaire à propos de Mon samedi de réflexion : Invitez «l’Autre» à déjeuner dit Elizabeth Lesser #TEDWomen #Rumi
Très très bonne idée. Et bon post. Merci PZ. Comme le disait si justement Amadou Hampathé Bâ (vulgarisateur de la célèbre formule «un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle» : Entre ta vérité et ma vérité, il y a la Vérité.
On le dit, j’y crois, l’ostracisme est d’abord et avant tout un manque de confiance en soi. Et pourtant, je peux changer en échangeant avec l’autre sans me perdre ni me dénaturer. Il n’y a rien dans cette course de la vie qui ne soit si irréconciliable, si inconciliable. Rien sauf la méfiance et les préjugés que l’on projette comme boucliers !
Quelques bons mots sur le sujet (désolé, je ne me rappelle plus des auteurs) :
«Toujours se poser pour n’avoir ni à s’imposer ni à s’opposer».
«Tout être humain m’est supérieur en quelque manière et je peux m’instruire à son contact»
«Tout être humain, mal informé, ne peut s’abstenir de mal raisonner.»
Et comment disait l’autre. «La chose est irréalisable ? Soit ! Nous n’avons donc plus qu’un choix : commencer à la réaliser»

Ma table est bien entendu ouverte. Pour tout le monde. Surtout l’Autre, l’étranger, mon ami !
Bonnes discussions tout le monde.

Changer le monde, c’est possible : L’effet papillon de la Mondialisation «positive»

La triarticulation sociale
Mises à part la culture et l’économie, il reste les questions démocratiques, où l’opinion de chacun de nous à le même poids que celle de l’autre
. C’est le cas en particulier de la sécurité des travailleurs et consommateurs, ainsi que d’autres questions ayant trait à la sécurité. Le principe de la majorité a cependant ses limites. Ne pas en tenir compte incite soit à totaliser l’Etat, soit à le manipuler au profit d’intérêts économiques ou culturels. Ce refus d’une triarticulation sociale est à l’origine des dernières guerres.

Oser le monde tel qu’il est, c’est ici  et   #LoveMyLondon

Changer le monde à ma façon si vous me le demandiez, c’est ici

Changer le monde en Afrique
Remarques : ci-dessous quelques articles que j’ai relevés parmi tant d’autres alors qu’ils sont tous intéressants…Ndubuisi Ekekwe confirme ce dont j’ai déjà “parlé” dans ce billet : “Africa is open for business”, voilà c’est dit !…en anglais et ce que dit The Gamelian World sur son blog  peut faire partie de ma page Défis Afrique.

Afrique : Tisser le futur de l’Afrique à travers les innovations sociales via Global Voices
#Afrique : Tisser le #futur de l’Afrique à travers les #innovations #sociales #LeMondedeGamel http://fr.globalvoicesonline.org/2012/02/20/98706/ via @GlobalVoicesFr
[…] Tech in Education est un rassemblement pour réunir des idées, de personnes et des outils numériques pendant 48 heures afin de créer de nouvelles solutions mobiles et en ligne pour améliorer l’apprentissage  des élèves des écoles primaires et secondaires au Nigeria.”

“Africa Is Open for Business” [confirme] Ndubuisi Ekekwe – Harvard Business Review
Ndubuisi Ekekwe is a founder of the non-profit African Institution of Technology. He recently edited Nanotechnology and Microelectronics: Global Diffusion, Economics, and Policy.
[…] But, Africa is not an isolated island in the world, and ongoing uncertainty with some of its trading partners could imperil any sustainable progress. A trade shock is just around the corner, as the continent remains reliant on a mineral-based economy. And new, rosy economic statistics have not managed to stop strikes, riots, and other protests, which are the result of the continued reality of economic inequality. What’s more, Africa is complex, fragmented and multicultural. What works in Nigeria is not guaranteed to work in Kenya.
But, none of this should keep businesses from expanding into African markets. The international community should not ignore a growing market of roughly a billion people. Africa needs about $50 billion to meet its development goals over the next few years, and it needs the help of the international community to tackle the vicious cycle of poverty, disease and hunger in Africa today.
African economies are growing, and millions have moved into the middle class category within the last decade. And Africans are buying things, from iPads to Porsches. Africans are also becoming global players, with some of their banks — such as United Bank for Africa and Guaranty Trust Bank — opening offices in the U.S., France and the U.K. Investments in the continent will grow, and the following areas remain the most promising : […]

Changer le monde ici, ailleurs et là-bas.
Les articles relevés ici ont été extraits de la série (en anglais) The Next Generation of Global Leaders  dans Harvard Business Review. A propos des articles en anglais, j’aimerais vous confesser ceci : ne croyez pas que je suis une parfaite bilingue Français-Anglais. Je ne suis pas une traductrice professionnelle et j’utilise Google Translate pour m’aider à «mieux» comprendre ce qui se dit en anglais. Quand je suis in the mood, je traduis sinon je les livre tels quels comme je le fais aujourd’hui.

Multicultural Leadership Starts From Within by Jevan Soo
Internal programs that develop talent are the first step to global success.
Jevan Soo is a management and human capital consultant in Boston. He formerly managed McKinsey & Company’s Asia-Pacific recruiting across twelve countries. Follow him on Twitter @jevansoo.
The world is getting smaller. As new technologies in social media, transportation, and telecommunications bring us closer together, it’s more critical than ever for organizations to recruit, develop, and retain multicultural leaders who can skillfully navigate both the opportunities and challenges of a more connected world.
Multicultural leadership involves deep immersion within different cultures to understand their values and specific context. This immersion unlocks insight into how to best reach customers, inspire employees, and drive organizational performance in geographies outside one’s « home base. » Only through knowing other cultures deeply can a manager effectively connect the dots between them and highlight meaningful differences between cultures that impact business strategy.
[…]

So what can managers do to contribute their part?

  1. Focus recruiting efforts to bring diverse, multicultural candidates into the company. This might include adjusting employer branding messages, diversifying recruiting talent sources, or even adjusting selection criteria to reward multicultural experience and leadership capability. It may also entail hiring experts such as cultural anthropologists who can support a more targeted exploration of a specific culture.
  2. Make multicultural experiences an explicit part of career path conversations and performance reviews so that young managers can begin to treat view multicultural skill development more seriously.
  3. Build multicultural elements into management training programs, either by adjusting existing curricula or developing new materials.
  4. Launch structured mobility programs that bring rising managers to different cultures and geographies on both short-term projects and medium-term rotations. This will ensure that multicultural leadership development is embedded throughout an organization’s talent management processes.
  5. Integrate multicultural insights into business decisions and strategy. After all, the above interventions mean little if managers do not actively harness the insights that only multicultural leaders can bring to the table.

In an increasingly global age, the capacity of organizations to build multicultural and transnational leaders will be a critical competitive advantage. Is your organization prepared?

East Meets West: Who Has Better Leaders? by Scott Edinger
Scott Edinger is the founder of Edinger Consulting Group. He is a coauthor of the October 2011 HBR article, « Making Yourself Indispensable.«  Connect with Scott at Twitter.com/ScottKEdinger.
[…] But, then, an entirely different thought came to me. What if I was asking the wrong question? What if the important thing wasn’t which group scored better but the fact that the scores were so close? Granted that Western leadership skills were at one time considered superior, what if that advantage, perceived or real, no longer exists? From atop the Wall, it looked to me like the similarities mattered far more than the differences. In fact, the list of commonalities was long. Here are just a few:
1. The direct reports of both groups felt that the ability to inspire and motivate was a critical attribute of great leaders in general — and something they all wanted from their own.

2. The leadership attribute managers in both groups valued most, though, was the drive for results.
3. Both groups were equally interested in improving their own leadership skills.
5. When it came to developing a strength, the initial reaction from both groups was to do more of the same.
4. Nearly everyone who had done some kind of leadership development in the last two years had been focused on remediation of some weakness area.

Dans son commentaire en réponse à un autre, Scott Edinger dit ceci [Google Translate] Je ne veux pas me lancer dans un débat politique ici, donc je vais simplement faire remarquer qu’il y a un gouffre de différence entre le gouvernement d’un pays et ses citoyens au sens large. Pourtant, il est difficile d’imaginer que je suis vraiment coupable de trahison pour avoir écrit à comparer et contraster mon expérience de travail avec les dirigeants du monde entier.

Retrouvez, en cliquant sur le lien, la série complète à ce jour de The Next Generation of Global Leaders

Pour terminer, lire ce magnifique billet Elle est si belle quand elle est nue chez ma Citoyenne préférée

Page connexe

Développement Durable et Intégral


Changer le monde déréglé [i] «Une telle économie sociale n’aurait rien à craindre d’une globalisation qui profiterait vraiment à tous»

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Proverbe africain :
« Si tu veux aller vite, avance seul. Si tu veux aller loin, avance uni »

Tout ce qui est rapporté (des extraits, cela va sans dire) ci-dessous est «adaptable» au Monde Entier…

En introduction de ce que je souhaite aborder (pour les nouveaux lecteurs [ii]), j’ai pris comme document de base, «La Société Civile, le 3ème pouvoir» de Nicanor Perlas, Prix Nobel Alternatif en 2003, qui insiste sur la force culturelle de la société civile qui en fait un troisième élément de la société à côté de l’état et de l’économie.

Ce document a été extrait d’informations sur le mouvement altermondialiste, ou altermondialisme, qui est un mouvement social composé d’acteurs très divers qui proposent pour l’essentiel un ensemble de valeurs «sociales» et soucieuses de l’environnement comme moteur de la mondialisation et du développement humain, en opposition à ce qu’ils analysent comme les «logiques économiques de la mondialisation néolibérale».

La triarticulation sociale pour un développement durable et intégral
Pour un développement durable et intégral, les trois institutions-clés Culture, Economie et Etat représentent les trois sphères  de la société et de ce fait potentiellement l’intégrité de la vie sociale.
Ces trois  sphères apporteront les perspectives qui leur sont spécifiquement  appropriées.

  • Le monde de l’entreprise sera porteur des préoccupations  économiques.
  • Le gouvernement sera porteur des préoccupations politiques.
  • La société civile sera porteuse des préoccupations culturelles, sociales,  écologiques, humaines, et spirituelles.

Le développement durable et intégral prend par conséquent en compte les sept dimensions du développement: économique, politique, culturel, social, écologique, humain, et spirituel.
Le processus complet et authentique d’une triarticulation nécessite la  participation significative et véritable des trois institutions-clefs de la société,  dont les partenaires sont conscients de quelle sphère sociale est la leur.
Dans la triarticulation, la substance est complète si elle recèle les différentes  dimensions du développement.
Toutes les dimensions du  développement ne peuvent pas être atteintes d’emblée. Mais elles doivent être  prises consciemment en considération dans le processus et la substance de la  triarticulation.
La triarticulation, passe par trois phases- de fait d’abord, puis consciente et enfin avancée – et il  en ressort que les manifestations concrètes, réelles peuvent varier dans le temps et dans l’espace, en fonction des conditions  réelles de la vie sociale.
Dans la triarticulation de fait, la société civile évolue sur un mode critique et souvent  » de rejet ». La Bataille de Seattle est l’un des meilleurs exemples de triarticulation de fait : Ensemble contre le déficit démocratique
La triarticulation consciente advient quand les trois pouvoirs institutionnels  reconnaissent que la société a trois sphères et qu’elles sont les trois  institutions-clefs de ces trois sphères sociales. La substance de la triarticulation consciente prendra progressivement en  compte les sept dimensions du développement. La politique et l’économie  resteront tout à fait prises au sérieux. Mais les considérations écologiques,  sociales, culturelles, humaines et spirituelles entreront de plus en plus dans le  programme comme des particularités des efforts de développement durable et  intégral. Dans la triarticulation consciente, la société civile se trouve dans un mode  d’engagement critique. L’Agenda 21 philippin est un exemple de triarticulation  consciente appliquée.
La triarticulation avancée est la phase adulte de triarticulation envisagée  dans une perspective de développement ou d’évolution. Dans la triarticulation  au stade avancé, la confiance et le respect mutuels sont établis et  institutionnalisés, ce qui doit encore être sans cesse travaillé dans la  triarticulation consciente. Dans la triarticulation avancée, la substance des  différentes sphères représentées par les trois institutions-clefs est si bien  comprise que les nouvelles initiatives, créatives bien que radicales,  commencent à déterminer la substance du processus de triarticulation, et cette  détermination sera de plus en plus précise.

[Un Autre Livre] Nicanor Perlas : une nouvelle dynamique sociétale
Outils et réflexions Sylvette ESCAZAUX
Comment parvenir à une transformation de notre société dans un monde dominé par des macro-processus sur lesquels nous n’avons pas prise ?
Comment surmonter le désespoir et vaincre l’apathie ?
En d’autres mots : Comment agir dans le monde ?
Ce sont ces questions de fond qu’ont explorées un groupe de citoyens réunis autour de Nicanor Perlas*. À partir de cette expérience collective, l’auteur a extrait des repères pour un positionnement et une action dans le monde, pour tout citoyen concerné par les défis de notre époque : une vision, des réponses, et des outils.
Celles et ceux qui perçoivent la nécessité de tenir compte de toutes les dimensions de l’être et de s’y relier pour relever les défis actuels, qui ne se résignent pas à la destruction imprimée par la logique économique, trouveront une nourriture essentielle dans ce livre.
Il n’élude aucun obstacle : la réflexion centrale sur l’identité ; les conflits au sein des collectifs du mouvement social ; être socialement créatif ; « créer le futur » ; les entraves aux initiatives créatrices de la société civile.
Il introduit une vision assignant un rôle spécifique aux trois sphères de la société : politique, économique et culturelle (la société civile).
En phase avec la dynamique des « créatifs culturels », se profilent des pistes d’actions citoyennes fécondes et durables.Engagée par conviction dans les réseaux de la société civile luttant pour le respect du vivant, Sylvette Escazaux participe depuis 2003 au réseau de développement de la triarticulation sociale initié par Nicanor Perlas, aux mouvements de résistance aux cultures OGM, et de promotion de l’agriculture biologique (Nature et Progrès).
* Agronome de formation, Nicanor PERLAS est prix Nobel de la paix alternatif en 2003 pour son travail remarquable de médiation sociale aux Philippines.
Éditions Yves Michel – Collection société civile – 12 x 22 cm – 978 2913492 70 7 – 130 p. 11 €

Le MOUVES (2010)
Le Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) est un mouvement de personnes qui se retrouvent sur des valeurs, des pratiques et la volonté de construire une économie humaine qui réponde efficacement aux besoins de la société : emploi, santé, éducation, dépendance, logement, alimentation, etc.
Le Mouves veut fédéreret représenter les entrepreneurs sociaux. Des entrepreneurs qui portent une vision, prennent des risques, développent et innovent, managent des équipes. Des entrepreneurs motivés avant tout par l’intérêt général, pour qui le profit est un moyen et pas une fin en soi. Des entrepreneurs qui partagent équitablement les richesses qu’ils créent.
Dispersés, cloisonnés, isolés, les entrepreneurs sociaux n’arrivent pas encore à mobiliser l’opinion, à influencer les décideurs, à rendre visibles leurs pratiques et leurs solutions. Ensemble, ils peuvent être plus forts et plus audibles. Ils peuvent agir pour changer la donne. C’est pourquoi a été créé le Mouves, dans la lignée du Livre Blanc pour développer l’entrepreneuriat social (Avise, 2009).
Le Mouvement des entrepreneurs sociaux veut démultiplier et faire grandir les entrepreneurs sociaux en œuvrant dans deux directions : révéler le métier d’entrepreneur social et donner envie de l’exercer ; créer un environnement favorable au développement de l’entrepreneuriat social. Lancé officiellement le 2 février 2010, il compte actuellement plus de 250 adhérents. Le Mouves vise 1000 adhérents pour 2013.
Accéder à la Brochure de présentation du Mouves – 2010
Reportages et Témoignages
Dont celui de Arnaud Poissonnier de Babyloan et YOUPHIL

Le réseau mondial pour la triarticulation sociale (GlobeNet3 ou GN3)
Juillet 2002
La planète doit relever de périlleux défis alors qu’elle entame le 21e siècle. Des dizaines d’aspects de la situation mondiale présentent un caractère d’urgence et réclament notre attention. Au tout premier rang de ces défis viennent ceux de la mondialisation économique élitaire, le déclin des états nationaux, et le «choc des civilisations» devenu dramatique lors des attentats du 11 Septembre 2001. Tous ces défis se présentent dans le contexte de la résurgence de la domination sociale mondiale des USA. Ces quatre forces directrices influencent profondément les autres aspects de la situation du monde avec la destruction écologique massive et l’appauvrissement social et spirituel de millions d’êtres humains. Ces divers aspects de la situation du monde à la fois d’ordre économique, politique, culturel, social, écologique, humain et spirituel ont plongé et plongent toujours plus le monde dans le désordre et au chaos. Des millions de vies sont affectées et l’avenir de la Terre est suspendu à un fil.
Parce qu’ils se sentent concernés, des individus de différents pays[i] à travers le monde se sont rassemblés pour apporter une contribution constructive à ces problèmes mondiaux. Ils partent de la vision d’un développement intégré et viable au moyen de la triarticulation sociale. Ils constituent le Réseau Mondial pour la Triarticulation Sociale (GlobeNet3 ou GN3).
GN3 milite pour un développement intégré et viable, une approche qui engage tous les aspects du développement : écologique, économique, politique, culturel, social, humain et spirituel. En tant que réseau, GN3 cherche à faire progresser la triarticulation sociale, soit par une résistance de la société civile aux tendances totalitaires de l’état et du marché soit, là où c’est approprié, par un engagement critique de la société civile aux côtés du monde des affaires et des gouvernements pour résoudre les problèmes sociaux en se donnant pour principe de travailler dans une atmosphère de coopération et de respect mutuel. Le fondement de cette double possibilité, résistance ou coopération, est l’émergence de la société civile en tant que troisième force mondiale, rejoignant l’état et le marché pour former les trois forces-clé qui aujourd’hui sont sont les maîtres d’œuvre de la mondialisation.

Institut pour une triarticulation sociale (triarticulation.org)
Rudolf Steiner a posé en 1919 les bases conceptuelles de la triarticulation sociale. Nous avons l’intention de documenter l’ensemble de ses écrits de l’époque et commençons par son oeuvre principale, les Aspects fondamentaux de la question sociale (Kernpunkte der sozialen Frage).
Dans ce livre Steiner répond au marxisme qui réduit la question sociale à sa seule dimension économique en démontrant que le mouvement marxisme lui-même est la preuve du contraire. Celui ci repose en effet – contrairement aux mouvements sociaux qui l’ont précédé – sur une théorie et philosophie des plus complexes, qui montre surtout la soif intellectuelle des ouvriers. Steiner en conclut de l’existence d’une triple question sociale – économique, spirituelle et juridique – et surtout de la nécessité de traiter ces questions de manière indépendante. Changer l’économie devient illusoire, dès que l’on s’imagine avoir du même coup réglé les questions d’ordre juridique et spirituel.
Dans les chapitres reproduits ici, Steiner prend pour exemple le rapport entre l’initiative individuelle de l’entrepreneur, le droit du travail et une régulation associative des prix. Une telle économie sociale n’aurait rien à craindre d’une globalisation qui profiterait vraiment à tous. Le capital et le travail humain ayant cessé d’être traités comme une marchandise, plus rien ne s’opposerait à une économie mondiale.
Steiner tire les conséquences de son concept de triarticulation sociale dans un dernier chapitre sur les relations internationales. Les cultures et spiritualités doivent établir entre elles des relations qui ne dépendent plus de celles entre les Etats ou des échanges économiques. Un marché mondial ne signifie pas automatiquement une paix mondiale.
L’effondrement du socialisme et du World Trade Center montre la pertinence d’une telle mise en garde. Le primat de l’économie est la superstition des temps modernes.

Aspects fondamentaux de la question sociale
Rudolf Steiner, 1919
Traduction française révisée par Sylvain Coiplet, 1999-2001
Préface et introduction
Remarques préliminaires sur l’intention de cet ouvrage
1. Le véritable aspect de la question sociale, telle qu’elle se pose dans la vie de l’humanité moderne
2. A propos des questions et nécessités sociales,
recherche des solutions exigées par la vie et conformes à la réalité

3. Le capitalisme et les idées sociales
4. Relations internationales des organismes sociaux

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L’engagement citoyen au pluriel


[i] Je me suis inspirée du livre d’Amin Maalouf «Le dérèglement du Monde»  que l’auteur introduit ainsi «Nous sommes entrés dans le nouveau siècle sans boussole». L’humanité aurait-elle atteint son «seuil d’incompétence morale ?»

[ii] C’est en 2009 que j’ai évoqué ce document de Nicanor Perlas: Et nous, semble-t-il, nous en sommes à cette phase là. Mais moi, je suis adepte, en tout cas j’essaie, du «Lamentons-nous sur notre sort 5 mn –chrono en main – et ensuite nous avançons». Entendu dans le film «Rencontres à Elizabethtown» : Chacun a droit à l’échec. Mais réussir un vrai fiasco, rater un projet de longue haleine auquel on croyait dur comme fer, ruiner d’un coup des centaines de vies, couler une boîte en 24 heures demande des dispositions particulières. Par analogie à la situation à Madagascar depuis ces presque 10 dernières années : 2002-2008 = projet MAP puis 2009-2011 = ruine totale. Lire aussi De Madagascar Vision 2030 en 1995 à Vientiane, Laos Vision 2030 en 2011