Nina Tandon emmène mon « ami » TED dans sa classe et je trouve ça TOP ! #TEDTalks #PlateformesEducatives

Par défaut

9 février 2012

Juste une petite introduction à propos des plateformes éducatives en France et en Angleterre dont l’esprit est le même que celui dont je vais parler (aux USA) mais dont le fonctionnement est différent. Enfin, je mets tout ça dans la catégorie des plateformes éducatives (dans l’Enseignement Supérieur) à mon humble avis.

Il s’agit, en France (j’en suis sûre qu’il y en a d’autres), du site http://hypotheses.org/ sur lequel certaines de mes twittos : @mapav8 , @drmlj , @misanthropolog  et enfin @karinesperanto  participent pour partager leurs connaissances dans le domaine des recherches en sciences humaines et sociales.
Le dernier en date est celui de @Karinesperanto : Avec toi parler c’est m’exposer prendre une part de risque voudras-tu m’écouter? http://shar.es/fJ59C by @Karinesperanto via @misanthropolog.

En Angleterre, aujourd’hui 10 février, une plateforme de discussions (en anglais) à propos de l’elearning va être lancée sur le blog Higher Education Network de The Guardian, animé par mon amie @ElizaTalks «my» #POMP (Product Of My Past) :

Technology in HE teaching: blended learning and beyond
• Join us, Friday 10 February, to define and explore best practice in blended learning
• Suggest new innovations in tech-enabled teaching

03 Février 2012

Voilà un exemple parfait de pourquoi les idées de mon ami TED méritent d’être «spreadées» !!! Ce dont il est question ici concerne également les recherches scientifiques, dans le domaine de la Santé, plus précisément sur la stimulation électrique des tissus humains. Ouf !

Conversations TED dans la salle de classe

Est-ce que les élèves apprennent mieux en partageant ce qu’ils savent? En tout cas, Nina Tandon qui intervient souvent chez mon «ami» TED croit au pouvoir du partage d’idées, en l’occurrence à l’utilisation de «TED Talks»  en classe. Pour preuve, elle utilise maintenant la plate-forme de conversations TED dans le cadre de la matière Bioélectricité qu’elle enseigne à Cooper Union à New York. Ceci pour permettre aux élèves de partager leurs connaissances et d’en discuter à l’échelle mondiale.

Ici, Nina Tandon partage sa motivation sur l’utilisation de conversations TED dans sa classe :

[…] « J’espère que les élèves […] apprécieront les connexions inattendues latérales qui peuvent se développer en s’engageant avec la communauté diversifiée de TED dans le cadre de leur expertise en développement en classe! C’est une expérience, mais je suis vraiment impatiente de voir comment cette expérience contribue non seulement à la croissance des élèves, mais aussi, nous l’espérons, la communauté TED. Merci beaucoup à l’équipe de TED de collaborer avec nous dans cette entreprise passionnante! « 

Chaque semaine, tout au long du semestre, les étudiants engageront de nouvelles conversations. Vous pouvez les suivre en recherchant les balises suivantes: TEDinClass et bioélectricité . Chaque conversation sera ouverte pendant 1 semaine, jusqu’à ce que les étudiants apportent les nouvelles.

Un des étudiants Massengill Samantha donne le coup d’envoi de la série de conversations avec cette question: How immune should science be from the political environment of its time?

Et Ariel Habshush suggère une idée: Our bodies are amazing nano/micro electrical factories!  et espère partager ses connaissances sur ce sujet tout au long de la conversation.

Vous pouvez accéder à toutes ces conversations en classe ici, car ils sont ajoutés, chaque semaine jusqu’à la mi-Avril. Les étudiants partageront ce qu’ils ont appris au cours des conversations TED. Venez apprendre, participer et partager, à ted.com / conversations / topics / TEDinClass .

Recherches sur la stimulation électrique pour des applications plus larges de l’ingénierie tissulaire

Nina Tandon : Soigner avec l’ingénierie tissulaire

Nina Tandon est une « TED Fellow » ingénieure des tissus qui développe des cœurs et des os artificiels. Pour cela, elle a besoin de nouvelles façons de traiter les cellules créées artificiellement — des techniques qu’elle a développées en appliquant la méthode simple mais puissante qui consiste à reproduire leur environnement naturel. La voici qui en parle dans une de ces TED Talks en moins de 6 mn.

Translated into French (France) by Hugo Wagner

Bonjour à tous.

Je travaille avec des minuscules créatures,vraiment incroyables, appelées cellules. Laissez-moi vous dire ce que c’est que de cultiver ces cellules dans un labo. Je travaille dans un labo où nous extrayons les cellules de leur environnement d’origine. Nous les plaçons dans des boîtes que nous appelons parfois des boîtes de Petri. Nous les alimentons — stérilement bien sûr — avec ce que nous appelons le milieu de culture — leur nourriture — et nous les cultivons dans des incubateurs.

Pourquoi fais-je cela ? Nous observons les cellules sur une lamelle, et elles sont seulement en surface. Mais ce que nous essayons vraiment de faire dans mon labo, c’est de fabriquer des tissus à partir d’elles. Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire faire pousser un vrai cœur, disons,ou faire pousser un morceau d’os qui peut être placé dans le corps. Non seulement ça, mais elles peuvent aussi être utilisées pour des modèles de maladies. Pour cela, les techniques de culture cellulaire traditionnelles ne sont vraiment pas suffisantes. Les cellules ont une sorte de mal du pays ; la boîte ne ressemble pas à leur foyer. Donc nous devons faire mieux pour recréer leur environnement naturel pour les faire prospérer.Nous appelons cela le paradigme biomimétique –copier la nature dans le labo.

Prenons l’exemple du cœur, le sujet d’une grande partie de mes recherches. Qu’est-ce qui rend le cœur unique ? Eh bien, le cœur bat,périodiquement, inlassablement, et fidèlement.Nous imitons cela au labo en équipant les systèmes de culture cellulaire d’électrodes. Ces électrodes agissent comme de petits pacemakerspour contracter les cellules en laboratoire. Que savons-nous d’autre sur le cœur ? Les cellules du cœur sont plutôt gloutonnes. La nature nourrit les cellules cardiaques de votre corps avec un apport en sang très, très dense. Au labo, nous modelons des microcanaux dans la matière biologique dans laquelle nous cultivons les cellules. Ceci nous permet d’irriguer le milieu de culture, la nourriture de la cellule, au travers des échafaudages où nous faisons croître les cellules — un peu comme ce qui se passe avec un lit capillaire dans le cœur.

Ceci m’amène donc à la première leçon : la vie peut faire beaucoup avec très peu. Prenons l’exemple de la stimulation électrique. Voyons à quel point l’un de ces éléments vitaux peut être puissant. Sur la gauche, nous voyons un petit morceau de tissu cardiaque en train de battre que j’ai fabriqué à partir de cellules de rat au labo. C’est à peu près la taille d’une petite guimauve. Après une semaine, il bat. Vous pouvez le voir dans le coin supérieur gauche. Mais ne vous inquiétez pas si vous ne le voyez pas bien. C’est fantastique que ces cellules puissent battre. Mais ce qui est vraiment incroyable, c’est que ces cellules, quand nous les stimulons électriquement, comme avec un pacemaker, elles battent beaucoup plus.

Cela m’amène à la seconde leçon : les cellules font tout le travail. Dans un sens, les ingénieurs des tissus ont une petite crise d’identité ici, parce que les ingénieurs des structures construisent des ponts et des grandes choses, les informaticiens, des ordinateurs, mais nous, en fait,nous construisons des technologies innovantes pour les cellules elles-mêmes. Qu’est-ce que cela signifie pour nous ? Faisons quelque chose de très simple. Rappelons-nous que les cellules ne sont pas un concept abstrait. Rappelons-nous que nos cellules nous maintiennent en vie d’une façon très réelle. «Nous sommes ce que nous mangeons» s’apparente aisément à «nous sommes ce que nos cellules mangent.» Dans le cas de notre flore intestinale, ces cellules peuvent même ne pas être humaines. Mais il est aussi bon de noter que les cellules se font aussi les médiateurs de notre expérience de la vie. Derrière chaque son, chaque vision, chaque toucher, chaque goût, et chaque odeur, il y a un ensemble correspondant de cellules qui reçoivent ces informations et les interprètent pour nous. La question se pose : devrions-nous étendre notre sens de la gérance écologique pour y inclure l’écosystème de nos propres corps ?

Je vous invite à en parler davantage avec moi, et dans le même temps, je vous souhaite bonne chance. Qu’aucune de vos cellules non cancéreuses ne devienne une espèce en voie de disparition.

Merci.

(Applaudissements)

About these ads

  1. ludovia > recherche et labos > etude-recherche

    L’ordinateur, outil d’apprentissage et de réussite pour les étudiants

    01/02/2012

    Une analyse de données recueillies sur 40 ans réalisée par l’Université Concordia démontre que la technologie améliore l’expérience éducative.
    Si la technologie progresse à pas de géant, les ordinateurs aident-ils pour autant les étudiants à apprendre? Tout à fait, selon une étude rétrospective de 40 ans de données sur l’impact des technologies en classe.

    Publiés dans la revue Review of Educational Research, les résultats obtenus par les chercheurs de l’Université Concordia donnent à penser que la technologie est à la fois source de contenu et facteur de réussite pour les étudiants.

    http://www.ludovia.com/news-1286.html

  2. Ignoring What Works in Education, The Umbrella Man, and The Challenge of Framing

    […] View the whole clip, and explanation of The Umbrella Man with Errol Morris.

    How are frames of those you’re trying to convince to change their approach to teaching and learning getting in the way of adopting what we know works best?
    What is it works best, in fact?
    What challenges do researchers have themselves to overcome before educators start paying more attention to what they say works?
    And what’s the role of the teacher action researcher to start definining the agenda of what is known to work best?
    Should it always be the PhDs that tell the teachers how to teach? Should all teachers strive to be researchers? Do you need to be a researcher to know what works best?

    http://edu.blogs.com/edublogs/2011/12/ignoring-what-works-in-education-the-umbrella-man-and-the-challenge-of-framing.html