Quand la fiction rejoint la réalité

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Eh bien voilà, je déroge déjà à ma promesse de ne plus reprendre mes anciennes infos. C’est la faute à Pitchboule qui a publié le 28 avril dernier un billet «Et hop, toujours à propos du pétrole» . Il y est dit des choses qui semblent corroborer ce que je pensais être de la pure fiction.

Alors hop ! Un billet, Un !
J’espère que tu ne m’en voudras pas de t’accuser de tous les maux que j’ai, mon frère,  j’rigole hein ! 🙂

Voici déjà un article d’actualité concernant le pétrole pour pas que vous vous ennuyiez avec mes reprises :

L’administration Obama met le holà sur les forages en mer

L’administration américaine n’autorisera pas de nouveaux forages pétroliers en mer tant que n’auront pas été établies les causes de l’explosion d’une plateforme à l’origine d’une marée noire dans le golfe du Mexique, a déclaré vendredi un conseiller du président Barack Obama.
Le président Barack Obama a affirmé plus tard vendredi que l’exploitation du pétrole américain jouait un rôle crucial dans la stratégie énergétique de son pays, mais qu’elle devait s’effectuer …


Et celui-là aussi même s’il date de 2008 :
Which is the most ethical oil company?
Posted on March 10, 2008 by Jeremy

Oil is a messy industry, in pretty much every conceivable way. There’s no such thing as clean oil, or an environmentally friendly oil company, but there are degrees of responsibility. Likewise with business ethics. The oil companies have been involved in some very murky business in the past, and some really do have blood on their hands. So, which is the best one to buy your petrol from? Here are the top five oil companies, and a few notes on their record […]

Et donc, je disais dans ce billet-ci qu’il y avait comme une corrélation entre le film « Burn up, la planète s’embrase », sorti en 2008 et le rapport sur le changement climatique établi en 2007 et qui paraît enfin en 2009 !!!

J’ai vu et revu ce film (à nouveau en diffusion sur Canal+ actuellement en plus !!!) et je trouve que ça ressemble FURIEUSEMENT à ce qui se passe dans la vraie vie !!! Mais je peux me tromper aussi et m’illusionner que ce n’est pas vrai ! Notamment concernant les énergies fossiles qu’on veut encore continuer à explorer alors que l’on devrait se mettre maintenant aux énergies renouvelables !!! Mais comme je ne suis pas experte en la matière, je ne fais qu’en parler, c’est déjà ça… Je cite Marek Halter : « De plus, la colère exprimée par les mots ne peut aboutir à la violence. Je pense que parler, c’est agir. Donc parler est déjà un engagement. »

Un rapport sur le changement climatique dissimulé par l’administration Bush parait enfin
14/10/2009 5:22 pm

La parution d’un rapport de 2007 de l’EPA (Agence américaine pour la Protection de l’Environnement) dissimulé jusqu’à présent prouve que l’administration Bush était au courant des dangers du changement climatique peut-on lire dans le LA Times du 14 octobre.
Ce rapport scientifique démontrait au gouvernement Bush que s’il ne prenait pas des mesures immédiates afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, il allait au-devant de sécheresses, de tempêtes plus fréquentes, d’une augmentation des maladies respiratoires et des décès liés à la chaleur sur son propre territoire. Mais l’administration Bush avait étouffé ce rapport s’opposant à ces conclusions. Un nouveau rapport, ordonné par l’administration Obama et reprenant les mêmes arguments, sera bientôt publié.


Burn up, la planète s’embraseSynopsis

2008 – G.-B./Canada – Thriller/Politique – 2 x 1h30
Réalisation :
Omar Madha
Auteurs & scénaristes : Simon Beaufoy
avec :
Rupert Penry-Jones (Tom), Neve Campbell (Holly), Bradley Whitford (Mack), Marc Warren (Philip Crowley), Claire Skinner (Clare), Rosalind Bailey (Lillian), Brenda Bazinet (Marianne), Stephen Bogaert (Matthias), Sandrine Holt (Mika)
Sujets : Ecologie
L’histoire
La lutte fait rage tant il est difficile, aujourd’hui, de concilier réussite économique et responsabilité écologique…
Première partie :
Lors d’une petite fête organisée avec les cadres dirigeants de l’entreprise pour célébrer la prise de fonction de Tom, une émissaire d’une tribu inuit du Canada apporte un message de protestation.
Cette dernière tente de sensibiliser Tom sur les dégâts causés sur l’environnement par l’exploitation du pétrole et la combustion des énergies fossiles.
Les arguments de la jeune femme touchent Tom, qui doit participer à un sommet international sur les applications du protocole de Kyoto. La femme inuit finit par se suicider en s’immolant par le feu. Sa mort déchaîne tous les altermondialistes de la planète…
Seconde partie :
Le fossé qui s’installe entre Tom et son milieu professionnel se creuse. Et ce dernier s’isole de plus en plus de ses proches. La mort de la jeune militante inuit a déchaîné tous les altermondialistes de la planète. A l’occasion d’une conférence internationale à Calgary sur les changements climatiques, qualifiée de « Kyoto 2 », tous les pros du système pétrolier et tous ses opposants sont réunis.
Cette fois-ci, le forum doit fixer des objectifs clairs, mesurés, réalistes. En coulisse, les groupes de travail et les lobbyistes s’activent. Un sitting s’organise à l’extérieur du bâtiment.
Les travaux de Tom McConnell révèlent que les réserves de pétrole s’amenuisent ; les cours vont inéluctablement grimper avec pour conséquences possibles un krach, des conflits ou des guerres…

Ce que j’ai retenu du film : Le changement climatique est bien pour eux (les lobbyistes), cela coûte moins cher qu’une guerre. Les USA n’ont pas ratifié le « Kyoto2 » à cause de ces lobbyistes car ils veulent être les derniers debout quand le krach arrivera…
Rapport pêle mêle
Burn up, la planète s’embrase, un film à voir et à revoir pour   comprendre ce qui se passe.
La pénurie de pétrole en Arabie Saoudite   découverte lors d’une étude commandée par une compagnie pétrolière   américaine, le Kyoto 2 Calgary au Canada non signe par les USA car   restriction émission CO2 de 25% pas dans l’intérêt des USA qui veulent   être le dernier debout quand le krach viendra.
Accord des Britanniques   avec les Chinois pour les centrales à charbon technique offshore   permettant d’enterrer le CO2 pour que ces derniers signent le Kyoto 2.
Petits pays insulaires voulant une échelle mobile de restriction :   émission par habitant…
On y parle également des G77, de BRIC séparément des pays émergents.
On y parle aussi des sables bitumineux qu’on explore à fond actuellement et non plus des énergies fossiles qui vont tendre à disparaitre.
Les énergies renouvelables sont le cheval de bataille des écolos.
Grand Prêtre du   Carbone dans le film : sorte de diplomate américain qui veut arranger tout le monde : le lobby industriel, la coalition, les écolos
Signature convention Asie-Pacifique pour la lutte contre les dangers du changement climatique, i.e. parallèle au protocole de Kyoto.
Une scientifique Inuit s’est immolée dans le film qui se termine par l’annonce de famine dans le monde, la pénurie en eau, refugies dans leur propre   pays : fonte des glaces au Tibet, le désert qui progresse à côté.
Le CO2 est le vent qui souffle sur la bannière étoilée, ça fait partie de la politique étrangère des Etats Unis. Domination économique,   politique…assurée pour les USA.
Enfin, Il est dit dans le film que Kyoto n’est pas efficace puisque personne ne le respecte !!!

A propos de Bemolanga-Total

L’ombre de la Françafrique à Madagascar, au Gabon, en Mauritanie
[…] L’une des raisons souvent citée par les blogueurs qui motive l’implication de la France à Madagascar est le potentiel des gisements pétroliers de la région de  Bemolanga. Total a acquis 60% des parts du gisement et prévoit d’en extraire 180 000 barils de brut par jour pendant plus de 30 ans. L’agence Reuters estime que le gisement de Tsimiroro contient 1,7 milliard de barils[en anglais].

DA VINCI CODE sur MARC RAVALOMANANA
samedi 20 juin 2009 par DR_FR

Puissance agricole, Washington détestait le projet de location de terrain de 1,3 millions ha aux Sud- coréens. Paris a vu d’un très mauvais oeil l’expertise norvégienne sur l’exploitation du pétrole malgache et le Vatican en a eu marre de trust protestant au plus haut sommet de l’Etat malgache. C’est le « Da Vinci Code » auquel a eu droit le président Marc Ravalomanana et les Malgaches depuis un an. L’intrigue a abouti, chacun le sait, à ce coup d’Etat ayant conduit le pays dans le chaos. Et dans lequel se sont trempés des Malgaches mêmes. Pour en revenir à la trame de cette histoire sordide où se mêlent haine, détestation, trahison, intérêts, gros sous, géopolitique, pétrole et religion, un coup d’oeil sur le rétroviseur.
Puissance agricole
Avril 2008, l’Etat malgache se fait approcher par des intermédiaires du géant sud- coréen Daewoo. L’objet des approches, la location de terrain agricole à l’industriel asiatique en vue de son exploitation pour la culture industrielle de maïs et de palmiers à huile dans un premier temps. Et dans une phase ultérieure pour la culture intensive de céréales en tout genre. Le projet séduit le chef de l’Etat, lequel ne rêve que de voir son pays devenir une puissance agricole à l’égal des pays américains et européens. Au demeurant, Dieu auquel il semble vouer une foi inébranlable, a pourvu l’île de tous les attributs pour y parvenir. Mais les « serviteurs de Baal » ne l’entendent pas de cette oreille. A la bourse des céréales de Chicago, les traders se sont émus de voir que des clients Sud- coréens pourraient les échapper à plus ou moins brève échéance si le projet de Daewoo voyait un début de commencement. En effet, les céréaliers américains dépendent en partie des commandes asiatiques et ils ne sont pas prêts de lâcher pour si peu leurs clients. Ratés.
D’où la « fuite » dans la presse américaine, trop bien renseignée, du projet malgacho- coréen présenté de manière tellement ubuesque que même les « altermondialistes » comme l’association Survie sont tombés dans la manipulation. A ce moment précis, le sort du président malgache était déjà scellé même si le projet n’était qu’au stade des études de faisabilité. Coïncidence ou non, les dossiers financiers de la Grande Ile présentés soit à Bretton Woods soit à Bruxelles ont commencé à connaître des ratés. Alors que pendant sept ans (à partir de 2002), ils sont tous passés comme une lettre à la poste ! Autrement dit, l’Amérique a lâché Marc Ravalomanana, lequel dans la foulée a autorisé l’octroi à un pétrolier chinois des blocs dans le périmètre de Bemolanga en vue de l’exploitation future du pétrole malgache. C’en était trop.

Gisement de Bemolanga : Sarkozy avait fait pression sur Ravalomanana pour privilégier TOTAL
vendredi 27 mars 2009, à 23:59

TopMada rappelle ses lecteurs qu’il est TRÈS IMPORTANT de bien faire la distinction entre la position de la France et les citoyens français.
Selon des informations recueillies par Africa Energy Intelligence (AEI nº589), c’est grâce à Nicolas Sarkozy que le groupe TOTAL a pu finaliser l’acquisition, le 17 septembre 2008, de 60% du bloc on shore de pétrole lourd de Bemolanga.
Entamées en 2006, les négociations entre TOTAL et le gouvernement malgache traînaient, notamment à cause des relations politiques franco-malgaches très difficiles. C’est la chancelière allemande Angela Merkel qui, durant une visite officielle du président malgache Marc Ravalomanana à Berlin en avril, a joué le rôle d’intermédiaire entre les deux chefs d’Etat. Ravalomanana a été reçu à Paris le 12 avril par Sarkozy, sans que cela ait été prévu originellement par l’agenda. Ils ont ainsi pu évoquer, entre autres dossiers, celui de TOTAL à Madagascar.
Ravalomanana n’a jamais soutenu le projet de TOTAL, militant plutôt pour les Chinois de la China National Petroleum Corp, un des plus gros groupes pétroliers au monde. Le gisement de Bemolanga est un des gisements inexploités de pétrole lourd les plus importants au monde avec une capacité de 16 milliards de barils.
Ravalomanana au tropisme anglo-saxon (l’anglais est la troisième langue nationale dans le pays depuis 2007) fait preuve d’une volonté personnelle de ne pas renforcer les acquisitions des compagnies françaises dans l’île. Il a depuis son arrivée au pouvoir mis les grands groupes français qui étaient en situation de quasi monopole auparavant comme Colas, en concurrence avec des entreprises venant des Etats-Unis, du Canada, d’Afrique du Sud et aussi d’Asie. Depuis, la part de la France dans les investissements n’a fait que s’amoindrir.
Aujourd’hui Sarkozy est au Niger pour consacrer un accord signé avec ce pays pour que le groupe français Areva exploite le 2ème gisement d’uranium au monde.


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  1. ÉTATS-UNIS
    MARÉE NOIRE – Les entreprises se renvoient la balle devant le Sénat

    EN IMAGES – De l’explosion de la plate-forme à la marée noire, toutes les images de la catastrophe

    Les entreprises impliquées dans le naufrage d’une plate-forme pétrolière au large des côtes américaines se sont renvoyé la balle mardi lors d’une audition au Sénat des Etats-Unis, alors que le pétrole continuait à se répandre inexorablement dans l’océan. Au Capitole, des manifestants ont accueilli les dirigeants des trois sociétés, dont le groupe britannique BP, en arborant une larme peinte en noir en signe de protestation et aux cris de « BP tue la faune, BP tue les gens, BP tue la planète ».

    S’attendant à découvrir « qu’il y a eu des erreurs en série, techniques, humaines, et en matière de régulation », le démocrate Jeff Bingaman, président de la commission de l’Énergie et des ressources naturelles, qui organisait l’audition, a comparé la tragédie à d’autres catastrophes de l’ère moderne, comme le naufrage du Titanic . Le républicain John Barrasso a tancé les industriels pour leur stratégie du « c’est pas moi, c’est lui ». De fait, le PDG de BP America a souligné dans un document transmis au Sénat que la société Transocean, propriétaire de la plate-forme, était responsable d’une pièce cruciale d’équipement qui n’a pas fonctionné après l’explosion, empêchant de maîtriser le flux de pétrole.

    Indemnisation

    Dans ses propres observations, le patron de Transocean, Steven Newman, a renvoyé la balle à BP et à Halliburton, qui a réalisé le coffrage en ciment du puits et la fabrication d’un bouchon temporaire pour la tête de puits. Et, réponse du berger à la bergère, un responsable de Halliburton, Tim Probert, a affirmé que le bouchon n’avait pas pu être installé avant l’explosion, qui s’est produite à un moment où Transocean travaillait sur le puits. La Maison Blanche a indiqué que le président Barack Obama était « profondément agacé » que la fuite soit toujours en cours, après que BP a renoncé pendant le week-end à poser un couvercle de 12 mètres sur la fuite par 1.500 mètres de fond.
    Le groupe a annoncé qu’il verserait aux victimes de la marée noire plus que le plafond prévu par la loi américaine. « Nous pensons que nous irons au-delà » des 75 millions , a déclaré au Sénat le patron de BP America, Lamar McKay. Le secrétaire à l’Intérieur, Ken Salazar, a annoncé de son côté la création d’un organe indépendant de surveillance du secteur pétrolier, à la suite de la marée noire et d’accusations de collusion entre l’industrie et l’administration. Ce rôle est actuellement exercé par le Service de gestion minier (MMS), qui s’occupe également d’attribuer des contrats d’exploration aux compagnies pétrolières et de récupérer les énormes recettes qu’ils génèrent.

    Ouragan à l’approche
    Sur le terrain, des hélicoptères militaires se succédaient mardi pour déposer des sacs de sable au milieu des canaux se jetant dans le golfe du Mexique, afin de bloquer la progression de la marée noire en direction des bayous, berceaux d’un écosystème très fragile. « On ne sait absolument pas quand le pétrole va arriver, on espère juste avoir fini quand il sera là », a dit un réserviste à l’AFP. Dans la banlieue de La Nouvelle-Orléans, des manifestants ont interrompu une audience marquant le lancement de l’enquête officielle des gardes-côtes américains sur la catastrophe, pour réclamer la transparence et protester contre l’usage de produits dispersants.
    Et, alors que la saison des ouragans s’annonce dans la région, beaucoup d’habitants craignaient d’assister dans les jours qui viennent à l’arrivée de vagues noires sur leurs plages. « Un ouragan pourrait charrier de grandes quantités de pétrole jusqu’aux côtes », a confirmé à l’AFP Dennis Feltgen, porte-parole du centre national des ouragans.

  2. « Gisement de Bemolanga : Sarkozy avait fait pression sur Ravalomanana pour privilégier TOTAL »

    et Christophe de Margerie avait fait pression sur Sarkozy pour obtenir le marché : chantage au chômage de plusieurs salariés de la compagnie pétrolière française…

  3. Pollution au Gabon : une société pétrolière chinoise épinglée
    Addax Petroleum dans le colimateur des autorités
    La firme chinoise Addax Petroleum a été jugée responsable de la pollution de la rivière Obangué, à Mandji (Sud-Ouest), dans le département de Ndolou. Le directeur de l’environnement, Louis Léandre Ebobola a sommé le 30 avril dernier, à Libreville, les responsables de cette société pétrolière de réparer le préjudice causé à la nature et aux populations de cette localité du pays…