Majora Carter nous livre 3 histoires d’éco-activisme local au #TEDxMidwest2010

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Je vous ai déjà «parlé» de Majora Carter dans mon billet Le jeudi magnifique d’inspiration : #citations #nicolaspene #grainesdechangement #Entrepreneursdumeilleur et voici un de ses talks au TEDxMidwest concernant l’éco-activisme local.

L’avenir de l’écologie est local – et à TEDxMidwest, Majora Carter nous livre les histoires de trois personnes qui sauvent leurs propres communautés tout en sauvant la planète. On peut appeler ça « sécurité de sa propre ville ».

Voici la transcription intégrale traduite en français par  Elisabeth Buffard et revue par Fabienne Der Hagopian que vous pouvez retrouver ici

Aujourd’hui, je vais vous parler de certaines personnes qui n’ont pas quitté leurs quartiers. Le premier cas se passe ici même, à Chicago. Palms Brenda-Farber a été embauché pour aider des ex-détenus à réintégrer la société et les empêcher de retourner en prison. Actuellement, les contribuables dépensent environ $ 60.000 par anpour envoyer une personne en prison. Nous savons que les deux tiers d’entre eux vont y retourner. Je trouve intéressant que, pour chaque dollar que nous dépensons, cependant, pour l’éducation de la petite enfance, comme Head Start, nous économisons 17 $ sur des choses comme l’incarcération dans l’avenir. Ou – pensez-y – que 60.000 $ est plus que ce qu’il en coûte aussi pour envoyer une personne à Harvard.

Mais Brenda, qui ne se laisse pas impressionner par des trucs comme ça, a jeté un coup d’oeil à ce défi et a élaboré une solution qui n’est pas si évidente: créer une entreprise qui fabrique des produits de soins à base de miel. D’accord, il se pourrait que ce soit évident pour certains d’entre vous, ça ne l’était pas pour moi. C’est la base pour développer une forme d’innovation sociale qui a un réel potentiel. Elle a embauché des hommes et des femmes apparemment inapte au travail pour s’occuper des abeilles, récolter du miel et fabriquer des produits à valeur ajoutée qu’ils ont mis eux-mêmes sur le marché, et qui ont ensuite été vendus chez Whole Foods. Elle a combiné l’expérience de l’emploi et de la formation avec des compétences de vie dont ils avaient besoin,comme la gestion de la colère et le travail d’équipe, et aussi la façon de parler à de futurs employeurs de la manière dont leurs expériencesdémontraient effectivement les leçons qu’ils avaient apprises et leur désir d’en apprendre davantage. Moins de quatre pour cent des gens qui sont passés par son programme sont en fait retournés en prison. Donc, ces jeunes hommes et femmes ont appris à se préparer à l’emploi et à développer des compétences de vie à travers l’apiculture et sont devenus des citoyens productifs dans la foulée. Ca c’est un bon début.
Maintenant, je vais vous emmener à Los Angeles.Et beaucoup de gens le savent que LA a ses problèmes. Mais je vais vous parler maintenant des problèmes d’eau de Los Angeles. Ils n’ont pas assez d’eau la plupart du temps et trop à gérer quand il pleut. Actuellement, 20 % de la consommation d’énergie de la Californie sont utilisés pour pomper l’eau principalement en Californie du sud. Ils dépensent aussi des sommes colossales, pour canaliser cette eau de pluie jusqu’à l’océan quand il pleut et qu’il y a des inondations. Maintenant, Andy Lipkis travaille à aider LA à réduire les coûts d’infrastructureassociés à la gestion de l’eau et de l’îlot thermique urbain, en reliant les arbres, les gens et la technologie pour créer une ville plus habitable .Tout ce vert absorbe naturellement les eaux pluviales, et contribue également à refroidir nos villes. Parce que, quand on y réfléchit, voulez-vous vraiment l’air conditionné, ou est-ce une pièce plus fraîche que vous voulez? Comment vous l’obtenez ne devrait pas faire beaucoup de différence.
Donc, il y a quelques années, le Comté de Los Angeles a décidé qu’ils avaient besoin de dépenser 2,5 milliards de dollars pour rénover les écoles de la ville. Et Andy et son équipe ont découvert qu’ils allaient dépenser 200 millions de ces dollars pour l’asphalte destinée à entourer les écoles elles-mêmes. Et en présentant un projet économiquement fort, ils ont convaincu le gouvernement de Los Angeles que le remplacer l’asphalte par des arbres et d’autre végétationpermettrait aux écoles elles-mêmes de faire économiser au système davantage en énergiequ’il ne dépense en infrastructures horticoles.Donc, en fin de compte, 1,85 million de mètres carrés d’asphalte a été remplacé ou évité, et la consommation d’électricité pour la climatisation a diminué, tandis que l’emploi des personnes qui entretiennent ces espaces a augmenté, avec pour résultat une économie nette pour le système, mais aussi des étudiants et des employés du système scolaire en meilleure santé .
Maintenant Judy Bonds est la fille d’un mineur de charbon. Sa famille vit depuis huit générationsdans une ville appelée Whitesville, dans l’ouest de la Virginie. Et si quelqu’un doit s’accrocher à l’ancienne gloire de l’histoire des charbonnages, et de la ville, c’est bien Judy. Mais aujourd’hui le charbon est extrait d’une manière différente des mines profondes dans lesquelles son père et le père de son père descendaient et qui employait essentiellement des milliers et des milliers de personnes. A présent, une vingtaine d’hommespeuvent abattre une montagne en quelques mois,et seulement en tirer l’équivalent de quelques années de charbon. Ce genre de technologie est appelée déplacement du sommet. Ca peut faire passer une montagne de ceci à cela en seulement quelques mois. Imaginez que l’air environnant ces lieux – il est rempli avec les résidus d’explosifs et de charbon. Lors de notre visite, il a donné à quelques-unes des personnes qui nous accompagnaient cette petite toux étrange après à peine quelques heures sur place – pas seulement les mineurs, mais tout le monde.
Et Judy a vu son paysage détruit et son eau empoisonnée. Et les entreprises charbonnières sont parties ailleurs une fois la montagne vidée,laissant encore plus de chômage dans leur sillage. Mais elle a également vu la différence du potentiel éolien sur une montagne intacte, et une dont l’élévation a été réduite de plus de 600 mètres. Trois ans d’énergie sale, avec des emplois peu nombreux, ou des siècles d’énergie propre avec le potentiel pour développer les compétences et l’amélioration de l’efficacité basée sur les compétences techniques, et le développement des connaissances locales sur la façon de tirer le meilleur parti du vent de cette région. Elle a calculé le coût initial et le retour sur investissement sur la durée, et c’est un net avantage à bien des niveaux pour l’économie locale, nationale et mondiale. C’est un retour sur investissement qui est plus long que le déplacement de sommet, mais l’énergie du vent dure et est rentable éternellement. Maintenant le déplacement de sommet rapporte très peu d’argent à la population locale, et il leur donne beaucoup de misère. L’eau est transformée en boue. La plupart des gens sont encore au chômage, ce qui provoque les mêmes problèmes sociaux que les chômeurs dans les centres-villes connaissent aussi — la drogue et l’abus d’alcool,les violences conjugales, les grossesses chez les adolescentes et aussi les problèmes de santé.
Maintenant, Judy et moi – je dois dire – nous sommes pareilles. Maintenant, c’est une alliance évidente. Je veux dire, littéralement, sa ville natale s’appelle Whitesville, dans l’ouest de la Virginie..Je veux dire, ils ne sont pas – Ils ne sont pas en compétition pour le titre de berceau du hip-hop ou quelque chose comme ça. Mais le dos de mon T-shirt, celui qu’elle m’a donné, dit, « Sauvez les péquenauds en voie de disparition. » Alors fille des quartiers et péquenauds nous nous sommes organisés et comprenons parfaitement que c’est de cela qu’il s’agit. Mais il y a quelques mois, Judy a été diagnostiquée avec un cancer du poumon en phase avancée. Oui. Et depuis il s’est propagé à ses os et son cerveau. Et je trouve cela tellement bizarre qu’elle souffre de la même chose contre laquelle elle a tant essayé de protéger les gens.Mais son rêve de Coal River Mountain Wind est son héritage. Et elle pourrait ne pas voir le sommet de cette montagne. Mais plutôt que d’écrire un manifeste de plus ou quelque chose du même genre, elle laisse derrière elle un plan d’affaires pour que ça se fasse. C’est ce que ma copine fait.Donc, je suis tellement fière de cela.
(Applaudissements)
Mais ces trois personnes ne se connaissent pas,mais elles ont énormément de choses en commun. Toutes les trois résolvent des problèmes, et ils ne sont que quelques-uns des nombreux exemples de personnes que je suis vraiment privilégiée de voir, rencontrer et d’apprendre des exemples du travail que je fais maintenant. J’ai eu beaucoup de chance de les avoir tous en vedette dans mon émission de radio Corporation For Public Radio intitulée ThePromisedLand.org. Maintenant, ce sont tous des visionnaires très pragmatiques. Ils jettent un coup d’oeil à la demande qui existe — produits de beauté, des écoles saines, de l’électricité – et d’où vient l’argent pour répondre à ces exigences. Et quand les solutions les moins coûteusesconsistent à réduire le nombre d’emplois, vous vous vous retrouvez avec des chômeurs, et ces gens-là coûtent cher. En fait, ils font partie de ce que j’appelle les citoyens qui coûtent le plus cher,et parmi eux on trouve des vétérans issus d’une génération appauvrie, traumatisés depuis leur retour du Moyen-Orient, des gens qui sortent de prison. Et pour les anciens combattants en particulier, l’association des vétérans dit il y a une six fois plus de psychotropes prescrits aux vétérans depuis 2003. Je pense que ce nombre va probablement augmenter. Ils ne sont pas le plus grand nombre de personnes, mais ils sont parmi ceux qui coûtent le plus cher. Et en termes de probabilité de violence domestique, de drogue et d’abus d’alcool, de mauvaises performances de leurs enfants à l’école et aussi de mauvaise santé en raison du stress. Donc, ces trois personnes comprennent tous comment canaliser les dollars de façon productive grâce à l’économie locale pour répondre aux demandes existantes du marché,réduire les problèmes sociaux que nous avons maintenant et prévenir de nouveaux problèmes à l’avenir.
Et il y a beaucoup d’autres exemples comme ça.Un problème: le traitement des déchets et le chômage. Même lorsque nous pensons ou parlons de recyclage, des tas de trucs recyclables finissent par être incinérés ou mis en décharge et laissent de nombreuses municipalités, les taux de réacheminement, elles laissent beaucoup à recycler. Et où est-ce que ces déchets sont traités? En général dans les communautés pauvres. Et nous savons que les entreprises éco-industrielles, ce genre de modèles d’affaires – il y a un modèle en Europe, qu’on appelle le parc éco-industriel, où soit les déchets d’une entreprise sont la matière première pour une autre, ou on utilise des matériaux recyclés pour fabriquer des produits qu’on utilise et vend vraiment. Nous pouvons créer ces marchés locaux et des incitations pour que les matériaux recyclés soient utilisés comme matières premières pour la fabrication. Et dans ma ville, nous avons effectivement essayé d’en faire un dans le Bronx, mais notre maire a décidé que ce qu’il voulait voir c’était une prison sur ce même emplacement. Heureusement – parce que nous voulions créer des centaines d’emplois – mais bien des années plus tard, la ville a voulu construire une prison, ils ont depuis abandonné ce projet, Dieu merci.
Un autre problème: les systèmes alimentaires malsains et le chômage. La classe ouvrière et les américains pauvres des zones urbaines ne bénéficient pas économiquement de notre système alimentaire actuel. Il repose trop sur les transports, les engrais chimiques, l’utilisation massive de l’eau et la réfrigération. Les méga exploitations agricoles sont souvent responsables de l’empoisonnement de nos rivières et de nos terres, pour arriver à cette production incroyablement malsaine qui nous coûte des milliards en soins de santé et en perte de productivité. Et donc nous savons que l’agriculture urbaine est un sujet à la mode en ce moment,mais c’est surtout le jardinage, qui a une certaine valeur dans la construction de la communauté – beaucoup – mais ce n’est pas en termes de création d’emplois ou pour la production alimentaire. Les chiffres ne sont tout simplement pas là. Une partie de mon travail est maintenant de vraiment jeter les bases pour intégrer l’agriculture urbaine et les systèmes alimentaires ruraux pour hâter la disparition de la salade qui fait 4500 kmpar la création d’une marque nationale de produits cultivés en zones urbaines dans chaque ville qui utilise la puissance de culture régionale et l’augmente avec des installations de culture en intérieur , détenues et exploitées par les petits cultivateurs, là où aujourd’hui il n’y a que des consommateurs. Cela peut aider les agriculteurs saisonniers autour des grandes villes qui perdent parce qu’ils ne peuvent vraiment pas répondre à la demande toute l’année. Ce n’est pas une compétition avec le milieu rural agricole il s’agit en fait de renforts. C’est une alliance avec un système alimentaire vraiment positif et économiquement viable.
Le but est de répondre aux demandes urbaines institutionnelles pour les hôpitaux, les centres pour personnes âgées, les écoles, les garderies, et de produire un réseau d’emplois régionaux. Il s’agit d’une infrastructure intelligente. Et la façon dont nous gérons notre environnement intégré affecte la santé et le bien-être des personnes chaque jour.Nos municipalités, urbaines et rurales, jouent sur le parcours de fonctionnement de l’infrastructure -des choses comme l’élimination des déchets, la demande d’énergie, ainsi que les coûts sociaux du chômage, le taux d’abandon scolaire, les taux d’incarcération et les impacts des divers coûts de santé publique. Une infrastructure intelligente peut fournir des moyens de réduction des coûts pour permettre aux municipalités de gérer à la fois les besoins d’infrastructure et les besoins sociaux. Et nous voulons déplacer les systèmes qui permettent que les personnes qui étaient auparavant des charges fiscales fassent désormais partie de l’assiette fiscale. Et imaginez un modèle d’affaires national qui crée des emplois locaux et une infrastructure intelligente pour améliorer la stabilité économique locale. J’espère donc que vous pouvez voir un thème ici.
Ces exemples indiquent une tendance. Je ne l’ai pas créée, et elle n’apparait pas par accident. Je constate que cela se passe dans tout le pays, et la bonne nouvelle, c’est qu’elle se répand de plus en plus. Et il nous faut tous y investir. C’est un pilier essentiel de la reprise de ce pays. Et j’appelle ça la sécurité de notre ville. La récession nous a ébranlé et effrayé, et il y a quelque chose dans l’air ces temps-ci qui est aussi très stimulant. Il s’agit d’une prise de conscience que nous sommes la clé de notre propre reprise. Il est maintenant temps pour nous d’agir dans nos propres communautés où nous pensons et nous agissons localement. Et quand nous faisons cela, nos voisins – qu’ils soient tout près, ou dans l’état à côté, ou dans le pays à côté- iront très bien. La somme de ce qui est local est mondial. La sécurité de notre ville, ça signifie reconstruire nos défenses naturelles, mettre les gens au travail,restaurer nos systèmes naturels. La sécurité de notre ville, ça signifie des moyens de créer la richesse chez nous, au lieu de la détruire à l’étranger, S’attaquer aux problèmes sociaux et environnementaux en même temps, avec la même solution permet de faire de grandes économies, la création de richesses et la sécurité nationale.Beaucoup de grandes solutions stimulantes ont été générées à travers l’Amérique. Le défi pour nous maintenant consiste à en identifier et soutenir beaucoup d’autres.
Maintenant, la sécurité de notre ville, ça signifie prendre soin des nôtres mais ce n’est pas comme le dit le vieux proverbe, charité bien ordonnée commence par soi-même. J’ai lu récemment un livre intitulé « Love Leadership » par John Hope Bryant. Et il s’agit de diriger dans un monde qui ne semble vraiment pas fonctionner sur la base de la peur. Et lire ce livre m’a fait réexaminer cette théorie parce que j’ai besoin d’expliquer ce que je veux dire par là. Vous voyez, mon père était un grand, grand homme de bien des façons. Il a grandi dans le Sud ségrégationniste, échappé au lynchage et tout ce qui se passait pendant des temps très durs, et il nous a donné un foyer vraiment stable à moi et mes frères et sœurs et tout un tas d’autres personnes qui ont connu des temps difficiles. Mais, comme nous tous, il avait quelques problèmes. (Rires) Et son problème c’était le jeu, il ne pouvait pas s’en empêcher. Pour lui, cette phrase: «Charité bien ordonnée commence pas soi-même», signifiait que mon salaire – ou celui de quelqu’un d’autre – tomberait pile en même temps que son jour de chance.Vous devez donc l’aider à s’en sortir. Et parfois je lui prêtais de l’argent gagné avec mes petits boulots d’étudiante, et il avait toujours la grande intention de me rembourser avec intérêt, bien sûr, après avoir touché le gros lot. Et il l’a fait parfois, croyez-le ou non, dans un hippodrome, à Los Angeles – une raison d’aimer LA – dans les années 1940. Il a gagné 15.000 $ en espèces et a acheté la maison où j’ai grandi. Donc, je ne suis pas malheureuse à ce sujet. Mais écoutez, je me sentais obligée envers lui, et j’ai grandi – puis j’ai grandi. Et je suis maintenant une femme adulte. Et j’ai appris quelques petites choses en cours de route.
Pour moi, la charité est souvent simplement de donner, parce que vous êtes censé le faire, ou parce que c’est ce que vous avez toujours fait, ou il s’agit de donner jusqu’à ce que ça fasse mal. Pour moi, c’est donner les moyens de construire quelque chose qui va grandir et intensifier son investissement initial au lieu d’avoir seulement besoin de plus l’année prochaine – Je ne cherche pas à nourrir le besoin. J’ai passé quelques années à observer comment les bonnes intentions pour donner des moyens aux communautés, qui étaient censées être là pour soutenir la communauté et lui donner des moyens,laissaient en fait les personnes dans la même, sinon pire, situation où ils étaient avant. Et au cours des 20 dernières années, nous avons dépensé des sommes record en dollars philanthropiques pour les problèmes sociaux, ou encore les résultats scolaires, la malnutrition, l’incarcération, l’obésité, le diabète, la disparité des revenus, ils ont tous augmenté à quelques exceptions près, en particulier, la mortalité infantileparmi les gens dans la pauvreté – mais nous les amenons aussi dans un monde extraordinaire.
Et je connais un peu ces questions, parce que, pendant de nombreuses années, j’ai passé beaucoup de temps dans le complexe industriel à but non lucratif . Et je suis directeur exécutif repenti,et je n’ai pas replongé depuis deux ans. (Rires)Mais pendant ce temps, j’ai réalisé que c’était les projets et leur développement au niveau local qui feraient vraiment ce qu’il faut pour nos communautés.. Mais je ai vraiment lutté pour obtenir un soutien financier. Plus notre réussite était grande, moins nous recevions d’argent des fondations. Et je vous le dis, être sur la scène TED et gagner un MacArthur dans la même année a donné à chacun l’impression que j’avais réussi. Et quand j’ai terminé, je couvrais en fait un tiers du déficit budgétaire de mon agence avec les honoraires de mes conférences. Et je pense que dès le début, franchement, mes programmes ont été un peu en avance sur leur temps. Mais depuis ce temps-là, le parc qui n’était qu’une décharge et a été présenté lors d’une conférence TED2006 est devenu cette petite chose. Mais en fait je m’y suis mariée. Par ici. Voilà mon chien qui m’a conduit au parc à mon mariage. Cet espace vert dans le sud du Bronx n’était également qu’un plan en 2006.Depuis, nous avons obtenir environ 50 millions de dollars de subvention pour en arriver là. Et nous aimons cela, parce que j’aime la construction maintenant, parce que nous voyons ces choses se réaliser.
Je veux donc que chacun comprenne l’importance cruciale d’amener la charité dans les sociétés. J’ai commencé ma société pour aider les communautés à travers le pays à se rendre compte de leur propre potentiel pour améliorer tout ce qui concerne la qualité de vie pour leurs membres. La sécurité de nos propres villes est la chose suivante sur ma liste de choses à faire.Nous avons besoin de gens qui voient la valeur de l’investissement dans ces types d’entreprises locales, qui seront les partenaires de gens comme moi pour identifier les tendances de croissance et d’adaptation au climat ainsi que pour comprendre les coûts sociaux croissants des affaires courantes. Nous avons besoin de travailler ensemble de nous engager et de réparer notre terre, réparer nos systèmes énergétiques et nous réparer nous-mêmes. Il est temps d’arrêter de construire des centres commerciaux, des prisons,des stades et d’autres hommages à tous nos échecs collectifs. Il est temps que nous commencions à construire des monuments vivants à l’espoir et aux possibilités.
Merci beaucoup.
(Applaudissements)