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On n’est plus des pigeons!

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Ce soir, l’émission Capital sur M6 a parlé de l’obsolescence programmée des constructeurs d’appareils électroménager , ou de smartphones.

Alors ni une ni deux, je vais sur le Net si on en a déjà parlé. Et vlan, je découvre que depuis des années, on dit qu’il ne faut plus rien jeter, tout est réparable. On n’est plus des pigeons!

Comment ça, vous ne savez pas bricoler ? 

 Alors vous jetez vos appareils à la moindre panne, et vous remplacez en masse les objets qu’il suffirait de rafistoler ? Pas très écologique ! Internet vient à votre rescousse : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se recycle !

Ca y est, vous allez ouvrir votre boîte à outils ? Visitez donc le site ultra-pédagogique d’Eric, Instructables (EN). Vous y trouverez opérations de réparation étape par étape et explications en vidéo. Le blog collectif “Un truc par jour” (FR) offre aussi des dizaines d’idées et de bonnes résolutions. Platform 21 (EN) surfe sur la même vague, en lançant son Manifeste de la réparation. 

VOTRE TV SAMSUNG EST EN PANNE ? C’EST NORMAL, C’ÉTAIT PRÉVU !

Qui a-t-il de commun entre une télé LCD Samsung, un iPhone et une machine à laver ? Pas grand-chose à première vue ! Et pourtant, ces objets du quotidien incarnent une tendance lourde de la consommation moderne. Leur cycle de vie est sans commune mesure comparable avec leurs ancêtres un peu moins high-tech. Ils durent plus longtemps ? Surement pas ! Bien au contraire.

La mort programmée de nos appareils

Au jeu des prévisions, et en se trompant de quelques mois seulement, nous pouvons dire que votre bel écran Samsung acheté en 2008 va certainement tomber en panne cette année. Un peu plus de trois ans de durée de vie, alors que la vieille télé de vos parents fonctionne encore après 15 ans de bons et loyaux services. Votre iPhone 4, ou 5S, va voir les capacités de sa batterie diminuer grandement au bout de 18 mois. Comme Apple a choisi de ne pas permettre son changement en la collant au châssis, vous aurez du mal à ne pas passer par la case Apple Store, où l’on vous proposera non pas de remplacer la batterie, mais le téléphone lui-même ! Si vous vous entêtez à vouloir faire changer la batterie, les techniciens de la pomme changeront aussi quelques vis internes standard par des empreintes Torx, pour que vous ne puissiez pas faire la manipulation vous-même sans l’outil adéquat! On appelle celal’obsolescence programmée des appareils électroniques et électroménagers.

REPAIR CAFÉ : FINI DE JETER, ON RÉPARE! 

Que faire d’une chaise au pied branlant ? D’un grille-pain qui ne marche plus ? D’un pull troué aux mites ? Les jeter ? Pas question ! On les remet en état au Repair Café !

L’entrée est libre, le matériel nécessaire et des experts en la matière disponibles sur place. Vêtements, meubles, appareils électriques, bicyclettes, vaisselle, objets utiles, jouets, et autres : tout est réparable !

Comment ça marche ? On y apporte les choses en mauvais état qu’on a chez soi. Et on se met à l’ouvrage avec les gens du métier (oui, parce que, vous n’allez pas rester à regarder ! Vous allez mettre la main à la pâte, histoire d’apprendre n’est-ce pas?)

Qui n’a rien à réparer, prend un café ou un thé. Ou aide à réparer quelque chose appartenant à un autre. On peut toujours aussi y trouver des idées à la table de lecture (ouvrages sur la réparation et le bricolage). Bref, on joint l’utile à l’agréable ! Ce n’est pas pour rien qu’on parle de ‘social reparing’.

Hélas, pour l’instant, l’initiative s’est surtout développée à Bruxelles … Mais si l’idée vous tente, l’association Stichting Repair Café aide des groupes locaux en Europe à mettre sur pied leur propre Repair Café …

Adresses et infos sur : http://www.repaircafe

Quand la panne est programmée par le fabricant

Le Centre européen de la consommation vient de publier une étude intitulée:  l’obsolescence programmée, dérive de la société de consommation.
Cette étude a été faite avec l’aide de Lydie Tollemer, une étudiante qui vient d’écrire un mémoire sur le sujet.
L’obsolescence programmée est le fait de planifier délibérément la durée de vie d’un produit. Cela permet de réduire cette durée de vie afin d’inciter les consommateurs à en acheter un autre.

Exemples d’obsolescence programmée

Le type d’obsolescence le plus répandu est l’obsolescence « par défaut fonctionnel »: les producteurs font en sorte que si une seule et unique pièce tombe en panne, c’est l’appareil entier qui cesse de fonctionner. Cela concerne les produits électriques ou électroniques tels que les téléviseurs, les téléphones portables, les machines à laver ou les ordinateurs (voir ci-dessous).

Comment lutter contre l’obsolescence programmée? Les sites internet d’aide à la réparation

Nombre de consommateurs donnent des conseils pour réparer des appareils électrique.

Le site  américain Ifixit.com propose des vidéos, sur lesquelles les salariés montrent comment tout réparer, du grille-pain à la voiture en passant par l’ordinateur portable ou la machine à laver.

En France, il y a le site  Commentreparer.com (qui répertorie des sites de pièces détachéees d’électro-ménager), ou le forum de réparation Tout-electromenager.fr .

Les Amis de la terre ont lancé un annuaire permettant de trouver des adresses de réparateurs, de brocantes, d’ateliers pour apprendre à répare ou d’associations qui collectent d’anciens objets.

Pour ceux qui souhaitent faire réparer un appareil ne se trouvant plus sous garantie, Eco-systèmes propose un annuaire des SAV (on peut le trouver en partant de la page d’accueil, dans la zone « besoin de vous débarrasser d’un appareil », en cliquant sur « il ne fonctionne plus »).
Il est aussi possible de confier un appareil au réseau Envie.

La réponse législative (extrait)

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 26 novembre 2015.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION
EUROPÉENNE

relative au cycle de vie des produits et à l’économie des ressources,

(Renvoyée à la commission affaires européennes, à défaut de constitution d’une commission spéciale
dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

Allonger la durée de vie des produits

– L’information des consommateurs, avec la mise en place d’un affichage environnemental incluant la durée de vie.

– La protection des consommateurs, avec, d’une part, une extension et une harmonisation à l’échelle européenne des durées de garanties légales, aujourd’hui limitées à deux ans au maximum, et un dispositif de sanctions appropriées des pratiques d’obsolescence planifiée.

– Un marché des matières premières secondaires mieux régulé

[…]

Considérant la nécessité de protéger l’industrie européenne des fluctuations des marchés des matières premières et le consommateur européen des phénomènes d’obsolescence programmée,

  1. Souligne l’absolue nécessité d’un découplage entre la croissance et l’utilisation des ressources, et appelle à la fixation d’un objectif, robuste, pour l’ensemble de l’Union européenne en 2030, décliné en objectifs nationaux, à l’instar de celui adopté, en France, à l’article 74 de la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte ;
  2. Demande à nouveau que la Commission européenne présente, avant la fin 2015, un paquet « économie circulaire » ambitieux, et souhaite qu’il soit fondé sur l’approche du cycle de vie complet du produit ;
  3. Demande que cette initiative législative comporte un mécanisme permettant à la fois de soutenir les filières de recyclage contre la volatilité des prix des matières premières et de favoriser une réutilisation de ces matières recyclées au sein de l’Union européenne, et invite, à défaut, le Gouvernement à défendre cette proposition au sein du Conseil de l’Union européenne ;
  4. Demande que cette initiative législative inclue spécifiquement une révision de la législation sur l’éco-conception, élargissant son champ d’application et couvrant les groupes de produits pertinents :
  5. Invite la Commission européenne à présenter un ensemble de mesures visant à garantir que les produits sont à la fois durables et faciles à moderniser, à réparer, à réutiliser, à recycler ou à démonter en vue d’obtenir de nouvelles ressources ;
  6. Appelle la Commission européenne à inclure dans ses propositions une extension de la durée des garanties minimales, afin de prolonger la durée de vie escomptée des produits, en retenant une durée harmonisée au niveau de l’Union ;
  7. Souligne avec force l’importance dans ce cadre d’adopter des mesures appropriées pour lutter contre l’obsolescence planifiée ;
  8. Souhaite que la Commission européenne prenne en compte l’exigence forte d’une information, sous une forme appropriée et aisément accessible aux consommateurs, aux entreprises et aux autorités publiques, sur la durée de vie escomptée des produits, et suggère une action par voie d’expérimentation avant généralisation.

 

#Madagascar : Food for thought

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Photo by Prettyzoely

Dans un parc privé aux environs de Tana

J’ai pris l’image ci-dessus dans un parc privé d’Antananarivo quand j’y étais en décembre 2012-janvier 2013. C’est un parc privé dans le sens où ce sont des particuliers qui le gèrent mais on peut très bien le visiter, je vous le recommande fortement. Il ne faut pas vous attendre à quelque chose de grandiose mais j’admire l’effort de ceux qui ont construit ce parc. Je ne me souviens plus du nom du village (assez long et difficile pour moi de l’avoir retenu) mais j’ai cherché sur le Net un parc privé à Tana et j’ai trouvé Lemur’s park. Vous trouverez sur ce site toutes les informations utiles. Il est dit aussi que Colas Madagascar et le Lemur’s Park agissent ensemble depuis 2005 pour préserver l’écosystème malgache.

J’ai déjà tweeté les articles ci-dessous vendredi dernier mais je n’ai pas pu résister à en publier des extraits. Merci aux contributeurs de #Madagascar, le journal de PZ  le journal qui ne parle pas du film du même nom😉

Why is so little attention paid to Madagascar’s incredible wildlife? – theguardian.com
Alison Clausen in Antananarivo, Madagascar
Alison Clausen is Madagascar country director for the Wildlife Conservation Society (WCS)
Tuesday 27 January 2015 Madagascar is home to 5% of global biodiversity and the second highest number of threatened mammals in the world – yet even cartoon lemurs in the movie of the same name seem to receive more public attention and cash
As a result of these and many other initiatives, Madagascar has recently been praised as performing better than many developing countries in conserving their share of global vertebrate diversity – despite being home to the second highest number of threatened mammals in the world, as measured by the International Union for Conservation of Nature (IUCN).

Visitez le site de Wildlife Conservation Society (WCS) à Madagascar 

A stunning, rare blue-eyed primate may soon be driven extinct – bbc.com
Presented by Matt Walker
A stunning blue-eyed primate may have just 11 years left before it is driven extinct.
The sobering revelation comes from a new modelling study examining the survival of the blue-eyed black lemur, an animal only rediscovered in 1985 and elevated to species status in 2008.
As it’s name suggests, the animal has impressive blue eyes, a feature shared by perhaps no other primate, apart from humans. Males are black with blue eyes, and females red-brown with blue eyes.
It is also critically endangered, placing it among the rarest primates on the planet.
The lemur (Eulemur flavifrons) lives within a restricted range in the north-western dry deciduous forest of Madagascar.
Recent surveys have counted a few hundred individuals, but it remains unclear how many more survive in areas yet to be surveyed.
Logging and fires are destroying the lemur’s habitat.
[…]

Bolabola, le bois qui saigne – lemonde.fr
LE MONDE | 24.01.2015 à 11h24 • Mis à jour le 26.01.2015 à 10h19 | Par Laurence Caramel (envoyée spéciale à Madagascar et Xianyou ( Chine))
Une journée de pillage ordinaire s’achève à Antanandavehely, paisible village accroché au flanc oriental de la péninsule de Masoala, la plus grande aire naturelle protégée de Madagascar, dans le nord-est de la grande île de l’océan Indien. La nuit tombe en contrebas sur le fleuve encore écrasé de soleil et les derniers radeaux chargés de bois de rose se pressent sur les berges assoupies. Elles n’attendent que le retour des hommes pour retrouver une atmosphère de fête, les effluves de bière, les jeux de dés et le rire des prostituées.
«On attend toujours les arrestations»
En février 2014, à peine élu, le nouveau chef de l’Etat, Hery Rajaonarimampianina, avait promis de « diriger personnellement le combat contre le trafic de bois de rose ». Sa déclaration est restée sans effets. Le premier ministre sortant, Omer Beriziky, avait pourtant pris soin, en quittant son poste, de lui transmettre une liste – publiée depuis par la Tribune de Madagascar – de quelques trafiquants notoires en l’enjoignant d’user de la légitimité de son nouveau pouvoir, pour engager des poursuites. «On attend toujours les arrestations», constate Andry Andriamanga, coordinateur de l’Alliance Voahary Gasy, qui regroupe des ONG environnementales. Que valent les engagements de celui qui fut pendant cinq ans, de 2009 à 2013, le ministre des finances d’Andry Rajoelina, parvenu à la tête du pays après un coup d’Etat ? C’est pendant cette période dite « de transition » que la contrebande a explosé.

Sur la piste des mafias du crime écologique – lemonde.fr
LE MONDE | 24.01.2015 à 10h00 • Mis à jour le 24.01.2015 à 12h09 | Par Marie-Béatrice Baudet et Serge Michel
Le Monde publie, samedi 24 janvier, le premier volet d’une série de cinq reportages qui racontent une nouvelle forme de délinquance désormais prisée par les réseaux mafieux : la criminalité environnementale.
Ce projet éditorial bimédia, lancé voilà deux ans avec le soutien du European Journalism Centre, porte le nom d’»écocide » car tous ces trafics illicites conduisent à la destruction massive de la faune comme de la flore. Un crime contre la nature. Originalité de la démarche, les journalistes du Monde ont travaillé en étroite collaboration avec une équipe de juristes internationaux – chercheurs, juges, avocats – pilotée par Laurent Neyret, professeur de droit à l’université de Versailles, qui a théorisé le concept d’écocide.
«Nous souhaitons construire un droit pénal efficace contre la criminalité environnementale qui est en plein essor. En échangeant avec les enquêteurs du quotidien, nous avons pu mesurer combien l’arsenal pénal en vigueur dans beaucoup de régions de la planète était inadapté pour sanctionner les éco-crimes. Au final, cet enrichissement mutuel a abouti, de notre côté, à une trentaine de propositions formalisées dans deux projets de conventions internationales destinées à faire bouger l’arsenal juridique mondial »
, explique Laurent Neyret.