Parler à ma place «Robert Bourgi : Ca sent les boules puantes» – «La lumière doit être faite et le Chef de l’Etat s’expliquer»

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Introduction

WikiLeaks : Robert Bourgi, une figure bien vivante de la « Françafrique » (lemonde.fr)
| 04.12.10 | 12h07   •  Mis à jour le 11.09.11 | 20h58

Qu’est-ce que la « France-Afrique »? Les diplomates américains s’interrogent sur cette curiosité française. Ils en connaissent parfaitement l’histoire mais ils cherchent à en comprendre la survivance.
L’idée de réseaux parallèles et opaques destinés à agir en dehors des canaux officiels ne leur est évidemment pas étrangère. « La nature imprévisible et parfois violente des événements en Afrique peut parfois tenter, voire obliger, les Français à agir de façon moins vertueuse qu’ils ne le voudraient », constate poliment un télégramme de novembre 2009 obtenu par WikiLeaks et consulté par Le Monde. Comme « tous les gouvernements du monde le savent, le moyen le plus efficace (…) pour défendre l’intérêt national (n’est pas nécessairement) le moyen le plus joli ».
Les africanistes de l’ambassade des Etats-Unis à Paris ont aujourd’hui sous les yeux une figure bien vivante de la « Françafrique », en la personne de Robert Bourgi, conseiller occulte de Nicolas Sarkozy. Les Américains constatent en 2009 qu’il intervient, côté français, dans des négociations internationales consécutives à deux coups d’Etat, à Madagascar et en Mauritanie.
Ils mesurent en même temps l’hostilité que lui vouent les diplomates « officiels » de l’Elysée, et ils cherchent à comprendre qui est Robert Bourgi
. C’est « un mercenaire seulement préoccupé par son bien-être », « un opportuniste », « un lobbyiste indépendant qui tente d’améliorer sa valeur commerciale en grossissant le rôle qu’il prétend jouer au moyen de fuites organisées dans les journaux économiques », leur explique Rémi Maréchaux, alors l’un des trois conseillers Afrique de NicolasSarkozy.

Journée du cinquième pouvoir (24 mars 2007)

Dans mon billet, Le 5ème pouvoir : le journalisme citoyen, j’avais déjà «parlé» de Agora.vox.
Ce samedi 24 mars [2007], ils nous rassemblent auteurs, acteurs du web, medias et politiques pour la journée organisée par AgoraVox sur le “cinquième pouvoir (après le 4ème que sont les médias) à Saint-Denis […]

Et à propos de cette journée , dommage qu’elle se soit passée en 2007, époque à laquelle je n’avais pas encore de blog car j’aurais mis le kit de communication, rapport à l’un des sujets abordés « Françafrique : le réseau Chirac, la relève Sarkozy ? » A LIRE ET A VISIONNER IMPERATIVEMENT !!!

Sans transition (4 ans plus tard) – septembre 2011 : Revue de presse

Révélations Bourgi : la lumière doit être faite et le chef de l’Etat s’expliquer

16 septembre 2011

Par SHERPA et Transparence International France

Suite aux révélations de Robert Bourgi1, William Bourdon, avocat de TI France et président de l’association Sherpa, a demandé aux juges Grouman et Le Loire qui sont en charge de l’instruction de l’affaire dite des « biens mal acquis » de bien vouloir procéder à son audition. Les trois chefs d’Etat visés dans cette affaire font en effet parti des six qui auraient, selon M. Bourgi, financé les campagnes électorales de Jacques Chirac et d’autres hommes politiques français.

Il est très probable que  le témoignage de M. Bourgi permette d’éclairer les magistrats instructeurs quant aux conditions dans lesquelles les trois chefs d’Etat visés par la plainte de TI France ont fait l’acquisition en France d’un certain nombre de biens mobiliers et immobiliers dont l’ampleur exclut qu’ils soient le produit de leurs seuls salaires et émoluments personnels. En tout état de cause, si les allégations de M. Bourgi venaient à être confirmées, on comprendrait mieux pourquoi le Parquet a fait preuve de tant d’obstination pour tenter, en vain, de classer l’affaire des biens mal acquis. Lire la suite
Robert Bourgi, invité de RFI, veut la fin de la «Françafrique» | RFI
12 septembre 2011
 «Je veux une France propre. Je veux une relation avec l’Afrique assainie, dans le droit fil de ce que le président de la République a décidé : la rupture.»

C’est noté ! Du moins pour ma part !

Et pourtant,

Ça sent les boules puantes dit le Monde dans cet article en date du 12/09/2011 . Bourgi s’est épanché auprès du JDD , normal c’est dimanche, jour de confesse ! Mais il a admis n’avoir « aucune preuve » de ses affirmations. « Dans ce domaine-là, il n’y a aucune preuve, aucune trace », s’est-il justifié au Monde (dans le même article ci-dessus).

Par ailleurs, L’ordre des avocats de Paris ouvre une enquête sur Robert Bourgi

Et en Afrique ?

L’affaire Bourgi vue d’Afrique (afrik.com)
Emotion, démentis, confirmations : des chefs d’Etat en ordre dispersé
MERCREDI 14 SEPTEMBRE 2011 / PAR ANTOINE GANNE /
L’affaire Bourgi fait des vagues, en Afrique comme en France. Ceux qui démentent et ceux qui confirment sont aussi nombreux les uns que les autres. Et il y a ceux qui n’apparaissent pas comme Paul Biya ou Ali Bongo. Tour d’horizon du continent […]

Robert la balance fait tanguer le navire, advienne que pourra !
Extrait du post.
Parti de Paris, le «djembégate»  (marque déposée de Daniel Scheidemann du site d’Arrêt sur Images) fait exploser le baromètre à Dakar, Ouaga, Libreville, Brazzaville et dans une moindre mesure Abidjan. Le Robert est dans la place. Et avec lui, c’est la polémique 2.0. niveau intersidéral ! Piqué par un mystérieux virus, le Robert nouveau postule à la sainteté médiatique. (..)

Rama Yade : « Cinquante ans de Françafrique, ça ne se remet pas en cause d’un coup » http://t.co/1vBkGU6Z

Pour terminer

La France, République bananière ? (Un Monde Libre)

Emmanuel Martin – Le 12 septembre 2011.
L’affaire a fait grand bruit. L’avocat Robert Bourgi, souvent appelé le nouveau « Monsieur Afrique » de l’Élysée, ayant hérité des réseaux Foccart, a dévoilé dimanche 11 septembre qu’il aurait convoyé des valises d’espèces entre 1997 et 2005 de pays africains vers les bureaux du Président Chirac et de Dominique de Villepin.
[…]
Cette accumulation de scandales n’est qu’un signe de la manière dont fonctionne notre démocratie. Mais toute notre démocratie. Car finalement, ce ne sont pas uniquement quelques dirigeants très hauts placés et leur entourage parisien qui bénéficient d’un système corrompu. […]
Toute notre démocratie est gangrenée par l’immoralité dès qu’il s’agit d’argent public. Il suffit en fait pour s’en convaincre de lire le best seller de Zoé Shepard : « Ab-so-lu-ment débordée, ou comment faire ses 35 heures en un mois ». On y découvre comment les collectivités territoriales ont aussi leurs « Rois fainéants » (à tous les étages de l’encadrement), leurs gaspillages honteux et leur clientélisme scandaleux. 
La France peut donc effectivement mériter d’être appelée une République bananière. Et c’est d’ailleurs pour cela qu’elle est au bord de la faillite. Mais devinez qui va devoir payer. 

  1. Maman, c’est une bonne nouvelle ou pas?

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/22/97001-20111122FILWWW00508-madagascargouvernementparis-soutient.php

    Coucou mon fils !

    Je ne crois pas que ce soit une bonne nouvelle parce que la France montre ainsi – à nouveau – son soutien à TGV !

    D’après l’article, 2 mouvances ont boycotté la ceremonie.

    D’après le peu que j’ai lu des autres actus, les Malgaches tentent de se révolter ou en tout cas commencent à bouger.

    Cela fait longtemps que je ne suis plus l’actu malgache du moins via les médias. Par la famille, je sais que c’est vraiment très dur là-bas.

    Madagascar/gouvernement:Paris soutient
    AFP Mis à jour le 22/11/2011 à 14:54 | publié le 22/11/2011 à 14:43
    La France a apporté aujourd’hui son soutien au gouvernement d’union nationale présenté la veille à Antananarivo, en dépit du boycott observé lors de cette présentation par cinq ministres de l’opposition.
    « La France salue le caractère inclusif et consensuel de ce gouvernement de transition », a affirmé dans un communiqué le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero. En parlant d' »avancée majeure », il a estimé que « les conditions sont à présent remplies pour que la communauté internationale reprenne progressivement son aide àMadagascar ». La nomination du nouveau gouvernement, qui compte 35 membres en plus du Premier ministre de consensus Omer Beriziky, entre dans le cadre d’une Feuille de route signée le 17 septembre.

    Cinq ministres – deux du camp d’Albert Zafy et trois du camp de Marc Ravalomanana, deux ex-présidents – ont boycotté la cérémonie. L’opposition n’a pas obtenu tous les postes qu’elle souhaitait ni le remplacement de plusieurs ministres-clés de l’ancien gouvernement. Madagascar est en crise politique et économique depuis l’éviction, en mars 2009, du président Marc Ravalomanana par Andry Rajoelina, alors maire de la capitale et devenu ensuite président de la transition avec le soutien de l’armée.